Pour certains, c’est un moment historique pour d’autres l’impensable est arrivé. Tsonga a battu Federer en 3 sets (7-5 / 6-3 / 6-3).
Les médias ont afflué en masse pour rencontrer Roger Federer en conférence de presse. L’air grave, d’aucuns préfèrent s’abstenir de lui poser des questions car “Roger est un très grand joueur” et ils sont “peinés d’une telle défaite”.
Roger arrive, les yeux brillants, au bord des larmes, on perçoit une grand tristesse dans son regard mais il reste digne et affronte sereinement les questions des journalistes : “Bien sûr, il y a des choses plus marrantes à faire qu’une conférence de presse maintenant, mais il faut que je la fasse”.
Il confesse se poser beaucoup de questions, revient sur les causes possibles de son échec : “mon niveau de jeu n’était pas assez fort aujourd’hui”. Puis relativise rapidement : “Pour moi c’est déjà du passé même si j’ai perdu il y a 30 minutes je veux aller de l’avant […] Je vais me préparer pour Halle. C’est un tournoi que j’aime beaucoup jouer”.
À la question : “Vous allez faire quoi maintenant ?”. Il m’a avoué qu’il avait besoin de vacances et qu’il ne serait pas contre l’idée de rester quelques jours à Paris. Peut-être aurait-il voulu en profiter pour se balader dans la capitale avant de repartir pour son prochain tournoi ? En tous cas, il pourra se rattraper en échangeant quelques balles sur le parvis de l’Hôtel de Ville et pourquoi pas disputer un match avec Bertrand Delanoë, le maire de Paris.
La conférence de presse avec l’interview de Roger Federer après sa défaite face à Jo-Wilfried Tsonga.
Daniel Latif
Crédit Photo : Jan McIntyre
Il aura fallu tout juste deux heures à Rafael Nadal pour abattre le Japonais Kei Nishikori 6-4, 6-1, 6-3.
Fin du match, les 16 000 spectateurs du Philippe Chatrier se lèvent spontanément et entonnent “Joyeux anniversaire !” pendant que l’on dresse sur le court une table. Pour la première fois, le Majorquin voit arriver une pièce montée ornée de deux raquettes et décorée de balles de tennis. Célébration improvisée mais bien orchestrée dont beaucoup étaient déjà au courant. En effet, la nièce de Claude Lelouch m’avait conseillé d’être présent “à la fin match pour l’arrivée d’un gâteau surprise”. Nadal remerciera le public d’un discours en français : “c’est un moment très spécial pour moi”. L’espagnol s’est vu ensuite couvert de cadeaux et de fleurs. A peine les bougies soufflées, il repartira aussitôt — régime de sportif oblige — tout comme le gâteau qui le suivra en direction des coulisses. Déçu et restant sur sa faim, un badaud s’exclame : “Oh, on n’a même pas eu un peu de gâteau ?”.
Federer se retrouve dans une situation surprenante, le public ne cesse de lancer des “Allez Gilles”, “Allez Gilou”, “Envoie tout Gilou !”. Malmené par Gilles Simon, le Suisse sent que le Français est le chouchou du public. Il essaye de rester concentré mais le public est particulièrement surexcité dans les tribunes ce dimanche. Seule solution, attendre et prendre son temps : il fait rebondir plusieurs fois la balle, tape ses baskets pour enlever la terre battue… L’arbitre en appelle au silence. Roger Federer sert, à ce moment un cri retentit dans les gradins “WOAHHH !!!”, et rate son service puis, furieux, lance un regard foudroyant en direction du spectateur à l’origine du cri.
C’est une éternelle question qui revient en filigrane : la pluie perturbera-t-elle le défilé des joueurs à Roland Garros ? Au bout du fil, un ami plaisante ainsi : “Tu couvres Roland Garros, alors je pense que tu peux dès à présent préparer la bâche !”. Mot d’esprit guère philosophique qui n’était pas dépourvu d’un bon feeling…
L’Eurovision,
Lorsque l’on me proposa d’y aller pour déjeuner, je me suis demandé : est-ce du masochisme d’aller au Relais de l’Entrecôte ?
Les serveuses sont tellement impatientes de vous débarrasser qu’en guise de digestif, elles vous apporteront le terminal carte bleue à côté du café. Même pas le temps de sucrer le café que vous venez déjà de régler.
“Que vous le vouliez ou non, vous roulerez ou vous roulez déjà tous dans la même voiture qui, peu ou prou, ressemble à celle de notre voisin” : voici le désolant constat mais non moins véridique que Thomas Morales dresse dans la préface de son livre Mythologies automobiles.

