À quelques pas de la patinoire de Bercy, où la grâce d’une patineuse tient à un équilibre fragile entre maîtrise et abandon, la Cinémathèque française célèbre une autre silhouette entrée dans la légende : Marilyn Monroe. Cent ans après sa naissance, l’actrice hollywoodienne continue de fasciner, non seulement pour son aura de star, mais pour cette manière unique d’incarner l’image, entre éclat, mystère et vulnérabilité.
À la Cinémathèque française, l’exposition « Marilyn Monroe : 100 ans ! », s’attache à cette dualité : derrière la star que tout le monde connaît, la comédienne que l’on regarde parfois trop peu. Entre morceaux de films choisis, photographies en noir et blanc d’une grande qualité, costumes originaux et documents rares, elle remet au centre son travail, au-delà de la légende.

L’ambiance y est feutrée, presque film noir, baignée dans une esthétique très hollywoodienne qui donne à voir une autre facette de la célèbre blonde. On y redécouvre une femme fatale, mannequin devenue star, mais aussi une interprète fine, capable de nuances dans des films comme Niagara, Les hommes préfèrent les blondes ou Certains l’aiment chaud. Une icône pourtant souvent déformée par les récits qui l’entourent, et dont l’aura continue de fasciner autant les passionnés que les curieux.

On ne compte plus le nombre de livres, de biographies, de récits censés restituer la « vraie » Marilyn Monroe, ses pensées intimes, ses blessures, son ascension, sa vie personnelle troublée et sa mort mystérieuse. L’exposition présente de nombreux extraits de films où apparaît la pin-up légendaire, parfois méconnaissable. Aujourd’hui, cette légende continue de fasciner et de fédérer des fans, mais aussi des curieux désireux d’en savoir plus sur leur star hollywoodienne.
Si l’exposition séduit par son atmosphère et la richesse de ses images, elle laisse néanmoins une légère impression d’inachevé, comme si un étage supplémentaire ou quelques pièces en plus auraient permis d’aller encore plus loin. Peut-être est-ce aussi cela, Marilyn : une présence qui ne se donne jamais entièrement, et qui, justement, continue de captiver le monde.
Infos pratiques
Cinémathèque française
51 rue de Bercy, 75012 Paris
Du 8 avril au 26 juillet 2026
Daniel Latif