DoubleTree by Hilton : Chez soi mais en mieux
Guide Michelin 2013, le meilleur ambassadeur de la gastronomie française
“Michelin a toujours été en avance sur son temps”. C’est ce qu’a affirmé Michael Ellis, directeur international des Guides Michelin, lors de la présentation de l’édition 2013 du célèbre Guide rouge dans la prestigieuse enceinte de l’Automobile Club de France. Et il n’a pas tort. En effet, le guide Michelin recense depuis plus de cent ans les meilleures tables en France. L’UNESCO, de son côté, a attendu 2010 pour ériger la gastronomie française dans son patrimoine de l’humanité. Un siècle plus tard, “Michelin sait toujours vivre avec son temps” poursuit Michael Ellis en soulignant la complémentarité du Guide avec l’application mobile et du site internet.
Au menu de la 104ème édition du Guide, une sélection qui salue la vitalité de la cuisine française avec 8 768 établissements dont 4461 hôtels et maisons d’hôtes et 4282 restaurants. Le nombre d’étoiles distingue les meilleures tables, tous styles de cuisine confondus. Les critères retenus sont : les ingrédients, la maîtrise des cuissons et des saveurs et le rapport qualité/prix. Notons l’arrivée d’un seul nouveau “trois-étoiles” : La Vague d’Or à Saint-Tropez dirigé par Arnaud Donckele, un jeune chef de 35 ans. Parmi les “deux-étoiles”, cinq nouveaux restaurants avec, entre autres, l’Hostellerie du Chapeau Rouge à Dijon avec à sa tête le chef William Frachot qui explique que cette distinction “n’est pas le fruit du hasard mais de longues années de travail et de remises en question” puis La Table du Kilimandjaro à Courchevel avec l’un de ses chefs Glenn Viel qui confie ne pas vouloir s’“arrêter en si bon chemin et pense déjà à la troisième étoile”.
Ce millésime 2013 sortira le 1er mars. Un baromètre de la gastronomie que je recommande fortement de garder dans votre voiture, au cas où l’envie vous prendrait de partir en escapade gourmande à travers la France.
Daniel Latif
Photo : Sylvester Djualim
Invitation au voyage chez Petrossian
Le Paradis du Jus de fruit
Voici ma liste…
C’est en lisant Le grand livre des Listes, d’Arnaud Demanche et Stéphane Rose, deux des présentateurs des Gérard, paru chez Michalon, que j’ai décidé de prendre de bonnes résolutions. Leur ouvrage matérialiste est des plus édifiants, parfois quelque peu surréaliste mais ses auteurs restent malgré tout spiritualistes.
Comme la nouvelle année approche à grands pas, j’ai déjà pris la bonne résolution d’écrire ma liste au Père Noël. En effet, ma motivation et mon impatience ne pouvaient attendre Noël 2013 alors j’ai préféré commencer dès maintenant !
Cette wishlist vous sera certainement plus utile que ma liste de courses, mais a fortiori pas moins chère… D’ailleurs, vous arrive-t-il encore de faire votre liste de courses ? Vous savez, celle qu’on prend le temps d’élaborer des heures durant, pour se rendre compte, une fois arrivé au supermarché, qu’on l’a oubliée !
Inutile de préciser que j’ai été sage cette année, je le suis toujours. De même que cela fait de nombreuses années que je n’ai pas adressé de liste au Père Noël, je me suis permis d’en faire une exhaustive. Je n’en abuserai point trop, je ne voudrais pas non plus qu’il me blackliste.

Pour Noël :
J’aimerais être sur toutes les listes des boîtes de nuit les plus branchées de la capitale et des soirées mondaines. A contrario, quand il s’agit d’une newsletter ou cette énième Mailing List — ô combien indésirable — je ne veux point figurer dans la liste des destinataires.
Je voudrais aussi ne pas être sur liste d’attente lorsque je serai amené à commander ma Ferrari F12 Berlinetta.
Je rêverais de posséder un annuaire téléphonique avec tous les abonnés sur liste rouge.
Je désirerais recevoir un carton entier avec toutes les nouveautés musicales pour renouveler ma playlist.
Enfin, je souhaiterais connaître la liste des ingrédients utilisés pour mijoter la fameuse sauce du Relais de l’Entrecôte et ceux de la recette du Coca-cola, mais pour cette dernière, il s’agit juste d’une simple curiosité.
Oui, je sais, la liste est longue…
On peut toujours rêver ? Vous pensez que je dois aller voir un spécialiste ? Ne soyez pas fatalistes, je suis juste fractaliste.
Daniel Latif
Illustration : Camille Gaudefroy
La clef joue sa dernière carte
Lors de mon périple, pendant le Mondial de l’Automobile, il faut reconnaître que longer de nombreux véhicules, les admirer, pouvoir éventuellement s’asseoir à bord mais ne pas pouvoir conduire les autos présentées est quelque peu frustrant ! A l’évidence, il est totalement vain d’espérer se voir remettre la clef d’un modèle sur un stand. La clef de voiture en aura vu de toutes les couleurs ! Même si elle se fait rare sur les nouveaux modèles. De toutes les formes, des plus charismatiques aux plus disgracieuses… Hélas, elle tend à se dématérialiser. Le bon vieux temps où l’on avait encore cette clef — que l’on insérait à gauche pour les “Porschistes” — et où l’on mettait le contact. Une clef rétractable qui se déployait, grâce à une simple pression sur un bouton en argent, à la façon d’un cran d’arrêt. Cette clef était au passionné ce qu’est la baguette du chef d’orchestre.
Les constructeurs, à travers leurs publicités notamment, essaient d’imposer de nouvelles visions erronées sur l’usage quotidien d’une auto. Vantant notamment les atouts de la clef “mains libres”. Ford, dans son dernier spot publicitaire de la Fiesta affirme que : “les clés disparaissent sans cesse, jouent toujours à cache-cache et gagnent tout le temps. Oui c’est vrai. Une fois la nuit tombée, les vilaines petites clés s’animent à la façon de Toy Story pour nous jouer des tours… Mais avec son système sans clé keyfree, tout ce qu’il faut savoir c’est qu’elles sont là… quelque part”. Au final, on s’aperçoit que la clé mains libres se trouve dans un petit sac posé, nonchalamment sur le siège passager, par une blonde en proie aux maux de notre temps : un manque de patience et une flémingite aiguë chronique. Encore faut-il espérer que ces têtes en l’air puissent retrouver leur sac qui doit se trouver là… quelque part ! Dans la maison ou dans la buanderie. Face à tant de billevesées, je propose à tous ces étourdis d’adopter un tour de cou, comme ça ils auront toujours leur clé quelque part…
Étonnamment, les conducteurs restent insensibles au dictat des équipementiers. Lorraine, étudiante en administration publique estime que “la clef est vraiment le symbole de la possession. Pour elle, la carte représente un côté technologique qui rappelle l’univers de James Bond mais elle trouve que le geste de tourner une clef dans le contact a plus de charme”. Sean reste très méfiant vis-à-vis du “complètement électronique car on devient encore plus dépendant en cas de panne, il se sent plus rassuré avec le côté mécanique qu’il considère comme plus fiable”. Camille est dessinatrice, n’a pas encore le permis mais avoue qu’elle a déjà conduit. Poétique, elle affirme que cela reste un élément des plus important car “tourner la clé est ce qui insuffle la vie à la voiture, symbolique du premier échange avec le véhicule. Un moment où l’on sent la puissance et l’énergie du moteur”.
Il y a bien évidemment de nombreux pourfendeurs de la carte électronique qui se glorifient de vivre avec leur temps, que cette évolution est signe de modernité et qu’ainsi, il y a moins de choses à faire. Jacques-Armand Dupuis, journaliste à Auto Hebdo relativise : “cela revient à la même chose car il faut avoir les clés sur soi”.
Les seules clefs qui subsistent encore sont USB. Distribuées par les hôtesses lors du Salon de l’Automobile, elles sont plus ou moins customisées aux couleurs de la marque et contiennent des informations, photos ou vidéos destinées aux médias. Ce précieux sésame reflète d’une façon ou d’une autre l’identité du constructeur, de son image et son prestige puis encore de sa générosité.
Vous ne saisissez pas encore l’enjeu crucial de la subite extinction de la clef ? Imaginez Fort-Boyard sans clef. Passe-partout serait rebaptisé “Passe Général” et le leitmotiv de l’émission deviendrait : “Prend la carte et sors, vite !”. Suite aux nombreux échecs face à ses énigmes, le père Fouras devrait se résigner à ne plus jeter la carte électronique à l’eau par crainte qu’elle ne disjoncte.
Daniel Latif
Photo : Jeanne-Peri Foucault
On ne va pas en faire tout un fromage !
Pour la rentrée 2012, la RATP a décidé d’ouvrir des comptes twitter dédiés à l’information trafic en temps réel sur les lignes de métro. “Oh purée !” me direz-vous. Encore un autre flux d’informations inutiles qui vient s’ajouter à votre agrégateur. Et comme les mauvaises nouvelles n’arrivent jamais seules… Chaque ligne a son propre compte : 1, 4, 12 et 13.
Information voyageur en temps réel, état du trafic, travaux en cours, rénovations, prolongements. Notons au passage que les éventuels mouvements de grève n’ont pas été mentionnés. Tout le nécessaire indispensable pour ne pas faire le poireau dans le métro. Il ne manquerait plus qu’ils informent la position des équipes de contrôleurs pour éviter l’amende.
Ces comptes actifs tous les jours de 6h à 21h, largement suffisant pour avoir la tête comme une citrouille. Rien qu’avec la Ligne 13 — ligne qui porte bien son nom — vous serez servis. Au menu : wagons où l’on est serrés comme des sardines, soupe à la grimace à volonté servie à température où l’on cuit aisément à l’étouffée puis les nouveaux voyageurs la surprise du jour : tomber dans les pommes !
Premiers twitt : “07:06, le trafic est ralenti sur la ligne (incident voyageur)”. Arrêtons de nous raconter des salades. Il n’y a pas besoin de twitter pour savoir ce genre de prévision sur notre chère ligne au numéro porte bonheur.
Il ne manquerait plus que les tweets nous informant où l’on peut croiser Johnny et Simone en train de revisiter Edith Piaf à l’accordéon et là c’est la fin des haricots…
“10:06, Concert gratuit (enfin presque…) replongez dans les classiques d’Edith Piaf.”
Grâce à twitter le tumulte de la vie métropolitaine vous suit partout, même si vous partez à l’étranger, et en plus ça ne mange pas de pain. On sait jamais des fois que les charmes de la vie souterraine vous manqueraient ? Il vous suffit tout simplement de vous abonner. Ainsi, vous partagerez en temps réel avec tous les usagers leur pérégrinations et ne manquerez aucune alerte pour colis suspects, pannes de courant ou les retards pour cause de régulation. L’essentiel des informations pour avoir la pêche !
La régie autonome des transports parisien veut montrer par cette initiative son souci de rendre les trajets toujours plus simples et fluides. Reste à savoir si la publication de foison de messages sur un compte twitter va inciter les conducteurs de rames à appuyer sur le champignon ? Cela rendra-t-il les usagers du métro moins méchants et plus courtois ? Ça, ce n’est pas de la tarte.
Saluons cette action qui vient, paradoxalement, desservir six mois de campagne active de la Préfecture de police sur la prévention contre le vol de smartphones dans les transports en commun.
On a encore voulu prendre les usagers pour des jambons.
Alors d’ici une éventuelle amélioration des conditions de circulation dans l’underground parisien, consultez les comptes twitter des lignes de métro de la RATP, sollicitez la technologie, mais faîtes le discrètement !
Daniel Latif
Illustrations : Camille Gaudefroy
Les Beaux-Arts relancent le Bal des 4’z’arts
Samedi 30 juin, 22 heures, au 14 rue Bonaparte, il fallait montrer patte blanche — ou plutôt bracelet bleu — pour accéder au Bal de l’école nationale supérieure des beaux-arts (ENSBA). Au terme des « Ateliers ouverts », où les étudiants ont exposé leurs œuvres et rencontré le grand public ainsi que des professionnels de l’art, l’ambiance est à la fête. Les quelques 2 000 invités ont vraiment joué le jeu et se sont donnés la peine de se déguiser. Les étudiants étaient facile à reconnaître, se démarquant ainsi grâce à leur inventivité et créativité pour élaborer des costumes originaux et assez réussis. Parmi les plus notoires, il y avait Saïdia déguisée en Amy Winehouse, qui, équipée de son micro, entonnait les chansons les plus connues de l’artiste soul. Cette dernière vient tout juste d’obtenir son Diplôme national supérieur d’arts plastiques et a tenu à cette occasion un atelier maquillage et costume afin de « permettre à chacun de se grimer à son envie, de peaufiner les laborieux personnages et aux invités extérieurs de l’école de prendre part à l’euphorie du bal » explique-t-elle.
L’apogée de la soirée se fit ressentir lorsque les étudiants répartis en ateliers ont été invités à procéder au défilé — dans un cadre historique grandiose, sous la verrière des Beaux-Arts — chacun avec un thème spécifique, devant un jury. Saïdia confie que ce fut « pour beaucoup d’étudiants de l’école un moment de fête après une longue période de travail en vue des passages de diplômes tout au long du mois de juin ».
Georges Brassens regrettait longuement de ne plus pouvoir aller danser au grand bal des Quat’z’arts dans sa chanson éponyme. Prenant cela très à cœur en affirmant que : « les vrais enterrements viennent de commencer ». Aujourd’hui, il doit se retourner dans sa tombe !
46 ans après l’épilogue du fameux carnaval des quatre branches de l’ENSBA (architecture, sculpture, peinture et gravure) où la fête se transformait habituellement en orgie. « Le bal représentait l’image libertaire qui commençait à devenir assez dérangeante pour l’institution » explique Nicolas Bourriaud, directeur des Beaux-Arts ayant pris ses fonctions en décembre 2011. Ce fut, en effet, lors de ces bals que l’on vit pour la première fois, une participante du nom de Mona effectuer l’effeuillage, le précurseur du strip-tease…
Quelques mois après son arrivée, Nicolas Bourriaud décide de rétablir cette tradition datant de 1892 et de la remettre au goût du jour sous un aspect plus distingué et moins libertin : « Il me semblait que ce bal faisait partie de l’ADN des Beaux-Arts » et se trouve être un moyen efficace pour réinscrire l’école « dans le monde de l’art du 21ème siècle ».
Le thème de la soirée était « Excessif » mais les participants ont su interpréter intelligemment cette consigne et rester dignes. Il suffit de comparer l’ambiance de la soirée à celles organisées par d’autres écoles de commerce, entre autres, où les secours interviennent inlassablement pour des tristes comas éthyliques.
« Les quat’z’arts avaient fait les choses comme il faut », c’est certainement ce que penserait le célèbre chanteur poète s’il avait assisté à cette version contemporaine du bal historique des beaux-arts. Tous les étudiants s’accordent sur le fait que cette renaissance du bal s’achève sur un franc succès eu égard au nombre de convives. « Tout le monde s’était bien impliqué pour le préparer et ça s’est très bien déroulé » conclut Emilienne qui a participé à la soirée avec l’atelier Philippe Cognée sous les couleurs du tuning, son seul regret est « de ne pas avoir défilé dans la rue ».
Mais le directeur souhaite faire évoluer le concept et pense d’ores et déjà à l’édition 2013 du Bal des 4’zart en promettant de « donner davantage d’ambition » et notamment de « relancer le traditionnel défilé ».







Daniel Latif
Crédits photo : ENSBA & Mathilde Le Cabellec
Comment sabrer le Champagne Mumm
L’art du sabrage d’un Magnum de Champagne G.H. Mumm & Cie avec Daniel Latif,
Place de l’Étoile, Paris.




