Depuis cette rentrée, il semblerait que quelqu’un me veuille du bien ! Que dis-je, il s’agirait plutôt d’une personne désirant m’inviter à quelque débauche, pour ne pas dire aux limites du dévergondage !
« Vous avez des nouveaux messages », résonne dans ma tête la fameuse voix de l’opératrice d’Orange lorsque j’aperçois mon parebrise redécoré de flyers et autres publicités. Or, cela fait plusieurs semaines que ces derniers ont un étrange point commun. Effectivement, l’on constate une récurrence de brunettes plus ou moins asiatiques déballant dans des poses langoureuses leurs poitrines aux bonnets aussi réalistes qu’un manga hentai.
L’offre est pléthorique : « massage chinois, thaïlandais, indien, tantrique, dragon, à 4 mains » ou le classique mais non moins alléchant « massage naturiste ». Des chinoiseries, dont le prix varie du simple au triple, qui pourront provoquer chez certains — à la recherche du happy ending — le besoin d’un massage cardiaque !
Daniel Latif

Heureusement que la Mairie de Paris est là pour prodiguer aux dépendants de leur automobile, des recommandations de la plus haute importance afin de survivre lors d’une journée sans voiture.
Dès lors, on peut anticiper sur les prochaines possibles affiches de la Mairie de Paris :
La photo est contractuelle. En voilà un beau coup de communication ! Une fabulation tellement bien orchestrée par l’agence de publicité DDB Paris qu’elle relève d’une organisation des plus méthodiques. Beaucoup mieux qu’une opération réglée comme du papier à musique, la campagne
« Super », « Bravo », « Cool », « Fan », « Top »… Les lecteurs du quotidien sportif L’Équipe ne tarissent point d’éloges — sur Twitter — au sujet du rétrécissement de leur journal. Fini le « broadsheet », nos athlètes de la lecture dans les transports en commun se réjouiront de l’aspect « plus pratique » du « tabloïd » qui dorénavant leur permettra de le lire sans éborgner leur voisin. Le fanatique sportif serait-il soudainement devenu courtois et civil au point de se soucier du confort des autres passagers ?
Un bolide noir vrombit dans Paris. Les passants se figent… Les conversations des clients en terrasse en sont perturbées. Difficile d’ignorer cette ultra sportive qui arrive avec fracas.
Il règne comme un parfum de gourmandise au détour des remparts, dans le cœur du vieux Saint-Tropez, loin des yachts vaniteux. C’est en flânant à travers ces petites ruelles atypiques que l’on est attiré, non pas par le chant des sirènes mais par l’odeur enivrante en provenance de l’enseigne Grand Marnier.
Les plus gourmands pourront rajouter à convenance de la fameuse liqueur d’orange avec l’immense bouteille qui trône sur le comptoir. Pour varier les plaisirs, les épicuriens peuvent déguster des crêpes au sucre, ou avec un large choix de confitures, au chocolat blanc ou noir, mais pas n’importe lesquels puisqu’il s’agit de fabrication maison à partir de grands crus Barry.




