Mazda MX-5 « 30e anniversaire » : que du lourd, rien de relou

« Quelle est ta préférée ? » me lança soudainement Lola, émue par ce défilé incessant de superbes cars et autres grosses cylindrées. Démonstration de force ou bisous sur les muscles, difficile de faire un choix… Puis, au milieu de cette parade, tout en me tendant le spray de crème solaire, arrive une trentaine de Mazda MX-5 : « voilà ma favorite ! » lui assuré-je.

De toutes les sulfureuses présentes sur le circuit de Zandvoort, Lola peinait à croire que mon cœur ne balançait pas pour ces Porsche GT3 RS, BMW March M1 ou encore cette Audi R8 Safety Car qu’elle ne cessait d’admirer. Qui aurait cru qu’un simple petit roadster, équipé d’un moteur 2.0L de 184 ch puisse déclencher depuis 1989 une passion chez les puristes de l’automobile ?

Et pour fêter ses 30 ans, et plus d’un million d’unités produites à travers le monde, Mazda a sorti une édition MX-5 spéciale « 30th anniversary » limitée à 3 000 exemplaires. Reconnaissable par son badge latéral et numéroté, mais surtout par sa couleur « Racing Orange » qui a le mérite de créer le débat. Au choix sur la palette colorimétrique, certains s’irritent d’y voir la teinte de « l’opérateur de télécommunication qui en a volé le nom », le coloris « des supermarchés Migros », l’enseigne « Point.P » pour ce Monsieur adepte du bricolage, tandis que cet aficionado du cabriolet la trouve « bourrée de vitamines » ou pour les plus enthousiastes, dont je fais partie : « Orange Lamborghini ».

La réussite et la longévité de ce que les intimes surnomment affectueusement la « Miata » serait le fruit d’une collaboration entre un « journaliste automobile et les ingénieurs de chez Mazda en vue d’élaborer le roadster prodigue » confesse Philippe Geffroy, Président de Mazda France, qui nous expose la recette du cahier des charges : « un design attractif, un poids contenu et une propulsion avec un moteur en position centrale à l’avant ».

Le résultat sur route est plus que bluffant et rend la voiture très agile, ce qui lui permet de tenir remarquablement bien l’allure dans les virages. Assis bas, très bas, on se prend au jeu de retrouver le fameux plaisir de conduire et de passer les rapports avec cette adorable, mais non moins précise et onctueuse, boîte de vitesse 6 rapports.

Lorsque vous pénétrez à bord de la Mazda MX-5, édition 30ème anniversaire, vous avez cette sensation de vous lover dans une voiture où règne le cuir et l’alcantara avec cette touche discrète des surpiqûres s’étendant le long des portes puis le volant en passant par le levier de vitesses — poussant le souci du détail jusqu’à customiser les étriers de freins à disque Brembo en orange également. Toute cette architecture optimisée, pour le plaisir de conduire, répond à un état d’esprit propre au constructeur japonnais : « jinba ittai », autrement dit : la volonté de faire corps avec la voiture.

Elle a ce côté qui rappelle un bolide de course, mais ici, ce serait un jouet qu’on n’aurait pas envie de mettre sur un circuit. Un cabriolet donnant l’envie de s’échapper, partir en road-trip à travers ces villages et montagnes sur la route des Grandes Alpes. Voir les paysages défiler, s’arrêter puis observer ce troupeau de moutons et prendre le temps de s’émerveiller devant les pâturages. Se plonger dans les Rêveries du conducteur solitaire à bord d’une Mazda MX-5 et en croiser cette dame à bord d’une MX-5 de génération précédente, qui ne manquera pas de vous saluer spontanément. À La recherche de ce truc perdu, ce petit signe de reconnaissance qui vous fait ressentir plus que de la chaleur humaine : l’esprit de famille. Voilà de quoi très certainement inspirer Claude Lelouch dans le tournage d’un prochain long métrage, qui sait ?

Partir à montagne ou la mer, peu importe, pourvu que l’on décapote. Insouciants, cheveux aux vents, avec le bon son des neuf enceintes Bose — y compris dans les oreilles grâce aux haut-parleurs intégrés dans les appuis-tête. Tout cela, évidemment, sans oublier de se protéger… au risque de cramer et devenir orange comme la bagnole !

Daniel Latif
Photos : DL /DR

Mission « Fluctuat nec mergitur »

L’eau qui s’écoule dans le caniveau est devenue verdâtre, virant par endroits au marron. Un amas d’algues, de déjections, on l’espère, canines — qui ont visiblement bien fermenté  — s’agglutine entre les roues des Vélib’ faisant barrage par la même occasion aux innombrables mégots ainsi que divers détritus… Certains se surprennent à marcher dans une flaque. En effet, le débit étant tellement important que ce torrent sort de son lit puis établit sur le trottoir une mare où les enfants s’amusent à tremper la main, elle a l’air bonne !

Deux amoureux intrigués demandent au restaurateur si la bouche de lavage est active depuis longtemps ? « Plus de 15 jours » selon ses dires, puis il continue : « la mairie a été appelée à trois reprises », cependant l’eau coule toujours.

Ce n’est pas par conviction écolo mais plutôt avec bon sens, que ces jeunes se mirent en tête de chercher une pince pour fermer cette vanne. Après avoir arpenté les alentours, à la recherche d’une quincaillerie, ou d’un artisan susceptible d’avoir l’outil prodigue. Ils rencontrent Jeff, ce fameux restaurateur qui leur propose une pince et un marteau. Touché du fait qu’ils soient chagrinés par une fuite qui ne concerne aucunement leur immeuble, il abandonne son établissement et tient à les accompagner dans cette quête des plus honnêtes.

Remontant tous ensemble les deux pâtés de maisons pour atteindre la source qui verse à flots.  

Dix minutes de tentatives infructueuses, où Jeff se blesse et s’ouvre la main, il persiste, un jeune homme prend le relais, en vain, la pince n’accroche pas en raison de l’abondance ce qui empêche une bonne prise.

Une voiture d’agents de la police municipale de la Mairie de Paris passe et observe le petit ruisseau mais repart aussitôt.

Le jeune homme prend la direction du commissariat, à deux pas de là. Sur recommandation d’un policier, il appelle les pompiers et se fait rembarrer ainsi « ce n’est pas de notre ressort, voyez avec la Mairie, nous on n’a pas le temps de s’occuper de ça ». Les hommes du feu devaient être sûrement débordés dans les préparatifs du Bal des pompiers qui a lieu en cette veille du jour de gloire !

Enfin, un policier du commissariat, sensible à cette démarche décide d’appeler avec sa hiérarchie la mairie, ils promettent d’intervenir. Huit heures plus tard, après avoir activé de nombreux leviers, l’eau a cessé de couler.

Mission extraordinaire terminée — avec mention « Fluctuat nec mergitur ».

Bien joué, Messieurs les policiers !

Daniel Latif
Photos : DL /DR

Carte postale automobile

Je reçois ce sms mystérieux d’Étienne : « possible que je fasse une session photo Paris by night » . Le rendez-vous est pris place de la Concorde.

C’est le moment crépusculaire, Étienne, appareil photo en main, est déjà en train d’immortaliser la Porsche GT3 RS dans cette place aménagée exclusivement pour les automobilistes. « On ne sait pas faire des places à Paris, il n’y a plus cette place où l’on se rencontre » regrette Alex, ce natif parisien en pleine déambulation. En effet, il reste très difficile pour les passants de saisir et apprécier cette place où l’on a vue à la fois sur l’Assemblée nationale, la tour Eiffel, l’ambassade des États-Unis d’Amérique, l’Automobile Club de France, l’église de la Madeleine, le jardin des Tuileries et trois immenses bâches publicitaires pour le dernier téléphone Samsung Galaxy.

Trois étudiants en école d’ingénieur aéronautique, en train d’admirer chaque angle de la sulfureuse, dissertant sur les mécaniques de la GT3 RS ont fini par s’interroger pour savoir si le prix des trois immenses pancartes publicitaires qui brisent l’harmonie de ce beau Paris la nuit pouvait couvrir les frais d’acquisition d’une telle supercar.

Le soir, le charme opère dans la capitale. La circulation est fluide, on reprend plaisir à se déplacer à travers la ville.

ILS N’ONT D’YEUX QUE POUR ELLE…

Qu’ils soient parisiens, policiers, de passage, passionnés, touristes et même experts, comme ce pilote qui travaille pour le constructeur allemand… ils n’ont d’yeux que pour elle ! Mais ce sont essentiellement des femmes, qui veulent absolument avoir leur photo aux côté de ce bijou automobile.

Tous, on fait le détour et pris le temps de venir l’admirer, l’approcher, discuter puis saisir cette carte postale automobile d’une Porsche GT3 RS dans Paris, la nuit.

Nous prenons la direction de la rue Mouffetard. Tous les commerces sont fermés, les quelques lanternes éclairent les poubelles disséminées ça et là devant les rideaux de fer. Bercé par la généreuse mélodie du 6 cylindres de 520 chevaux qui résonne sur les pavés et façades extérieures. Il est minuit passé, l’heure est à la flânerie pour ces couples qui défilent dans ce  cadre singulier qui rappelle l’ambiance ténébreuse du jeu vidéo Batman returns sur Super Nintendo. Soudain, surgit à l’angle de la rue de l’Arbalète cette femme tout droit sortie d’un Cosplay habillée en Harley Quinn, qui, scotchée au téléphone s’interrompt et lance : « attends, je te laisse, il y a une voiture… euh, je te rappelle ! ».

harley quinn

Aussitôt elle enchaîne : « Oh hé, salut bébé ! ». La glace est aussitôt brisée. Puis, cette étudiante à la Sorbonne nouvelle soulève sans le savoir une question certes anodine mais non moins philosophique : « M&M’s ou Wasabi ? ». Nous consultons le regard professionnel du photographe, la réponse fuse : « wasabi ! ».

Le débat est lancé, les passants sondés et les réponses ont de quoi déconcerter : « Tortue Ninja, mojito, guacamole ou pomme granny »
Et voilà comment une créature à l’aileron notoire a, l’espace d’une nuitée, intrigué, rapproché les gens, amusé et surtout fédéré les couples dans une vision surréaliste de l’amour qu’ils auront immortalisé à la façon d’une carte postale où l’élément central n’est ni une place, ni un monument mais ni plus ni moins qu’une automobile. Maintenant place à l’amour.

Daniel Latif
Photos : Étienne Rovillé /DL /DR

Grand Prix de F1 : Roulez jeunesse !

Il régnait une certaine effervescence dans la région de Bandol ce mercredi 19 juin. Les voitures s’amassent et peinent à progresser en raison des travaux. Toutes se dirigent vers le stade Deferrari où va se dérouler un match caritatif pour l’association Jules Bianchi. Ce soir-là, le casting des joueurs annonce un match assez surréaliste : Charles Leclerc, Pierre Gasly, Daniel Elena, Dorian Boccolacci, Fabien Barthes, Daniel Ricciardo et Tex. L’on s’enthousiasme même que Youri Djorkaeff sera de la partie. « Il ne manque plus que Zizou » s’amuse un spectateur dans les tribunes. Même si Zinedine Zidane « est du coin », la rencontre se fera sans la légende française du football. Quant à Djorkaeff, il aura tout simplement fait faux bond, laissant Barthes, qui à cette occasion semble beaucoup plus à l’aise sur le terrain que dans les cages.

L’association Jules Bianchi a pour but d’honorer la mémoire du jeune pilote de Formule 1 et « d’apporter tout le soutien nécessaire aux personnes qui ont vu basculer leur vie et dont le moral est essentiel pour garder l’espoir ».

Photo : Guillaume Nedelec

C’est donc dans le bel esprit et la nostalgie que les équipes se sont réunies autour du ballon. Un véritable match de 90 min où Jean-Jacques Gasly, le père du jeune pilote F1 Red Bull, raconte comment son fils a été bouleversé par la disparition de son ami qu’il garde toujours auprès de son cœur. En témoigne l’inscription sur son casque « JB17» preuve que Jules est toujours dans sa mémoire. « De vraies valeurs, une filiation et un état d’esprit qui a poussé Pierre a faire ce match de foot » raconte le père admiratif de l’ascension de son fils qui a décroché son premier contrat à 11 ans.

Pascale Gasly, sa mère, confesse avoir été « au début terrorisée par la notion de risque qui existe toujours », puis « on s’y habitue, quand on voit un enfant qui a autant d’énergie et de volonté, on ne peut pas le décevoir. Il faut accepter qu’il vive de sa passion » relativise-t-elle.

Pierre a fait son premier tour de kart à 6 ans, « à l’époque, il ne voulait pas s’arrêter » rigole encore son père. Il se souvient lorsque Pierre avait neuf ans : « on lui a offert son premier kart. C’était un Honda, équipé d’un moteur de tondeuse à gazon, 4 temps, extrêmement fiable ». Le petit Pierre voulait faire du hockey sur glace, puis a fait du foot jusqu’à neuf ans mais il préfère le karting. Alors, il demande « quelles sont les études à faire pour être pilote de F1 ? ». La réponse du père fuse : « des études ! ». Et il le réaffirme encore aujourd’hui : « chez nous, les études ça compte ! ». La maman est tout aussi exigeante : « tu dois être le premier de la classe », une condition pour pouvoir s’adonner librement à ses passions.

Son passé de footballeur, explique certainement les bonnes conditions physiques de Pierre Gasly qui n’a rien lâché pendant le match. Ce qui n’a pas rassuré son coach Pyry Salmela, préparateur physique et mental, qui craignait une blessure avant le début du Grand Prix de Formule 1 au Castellet.

Deux jours plus tard, toujours dans la région de Bandol, plus précisément aux alentours de la plaine du camps sur le chemin du circuit Paul-Ricard au Castellet, le ballet des hélicoptères, la présence des gendarmes à tous les carrefours, leurs fourgons garés sur les rond-points, les nombreux agents de sécurité au gilet jaune multi poches et lunettes de soleil, planqués dans les chemins de forêt, foison d’autres véhicules de la gendarmerie et Bac alignés ça et là dans le circuit ou encore cette moto de la Police nationale garée dans la zone média prouvent bien qu’il règne un parfum de tension.

« Même si l’entrée du circuit est embouteillée, ce n’est rien comparé à l’année précédente » explique David, un reporter espagnol. « Un plan a été élaboré sur les axes routiers autour du circuit puis implémenté dans Waze avec la collaboration de quatre de leurs ingénieurs présents dans le centre d’opération et de décision, détaille Pierre Guyonnet-Duperat, responsable média et communication pour le Grand Prix de France. Un travail en amont afin d’éviter la catastrophe connue l’année passée. Ces derniers œuvrent avec l’ensemble des services de gendarmerie, police et secours pour assurer la mobilité ainsi que la fluidité du trafic routier. »

De gros moyens déployés, mais aussi la présence et le soutien de personnalités, comme Christian Estrosi et de nombreux acteurs du monde de l’automobile qui ont permis le financement du budget de ce deuxième Grand Prix. Car les retombées économiques pour la région, les commerces ou encore les fans de sport automobile ne sont pas des moindres.

Les efforts mis en œuvre ne s’arrêtent pas là. Des initiatives singulières ont été mises en place pour « rendre la Formule 1 accessible pour tous et lui redonner ce côté populaire ». Car « on n’avait pas de sorties à l’école pour aller voir la F1 » jalouse secrètement ce passionné s’exclamant devant un groupe scolaire. Ces jeunes primaires, collégiens et quelques lycéens ont eu la chance de pouvoir vivre le temps d’une journée « une immersion dans le monde de la Formule 1, ses métiers, les coulisses avec une visite en bus impérial du circuit. De quoi donner un vent de fraîcheur aux paddocks » se félicite Pierre Guyonnet-Duperat.

Et c’est au milieu de ce paysage hors du temps, à l’atmosphère typique French Riviera, que les spectateurs prennent place dans les tribunes. F1, F2, F3, Clio Cup, la piste ne s’arrête jamais et il y en a pour tous les goûts. Pierlouis Clavel, étudiant aux Beaux-arts de Paris, a fait le déplacement pour suivre le Grand Prix. Observateur attentif, au-delà de la compétition, il en décortique toute la poétique de la course ainsi : « le goudron noir transpire et tente de déformer les lignes colorées qui courent si vite, tanguent si bien et filent tout le long d’un paysage digne d’une aquarelle de chaleur et d’odeur sur fond sombre. Le tout rythmé au son qui strie et s’échappe dans les houles chaudes ».

Pendant ce temps, en salle de presse, les journalistes retiennent leur souffle. Les yeux rivés sur la piste, les écrans télé. Les plus spécialistes, comme Jean-Louis Moncet, journaliste sportif spécialisé dans le sport automobile, se focalisent sur leur tablette affichant les chronos. La course vient seulement de commencer et ça souffle déjà.

« Ah joli, c’est presque un record » commente le célèbre présentateur de la Formule 1 sur TF1, Canal + et Auto Plus. Ce n’est pas à son premier Grand Prix et pourtant, il garde toujours cet émerveillement et peine à dissimuler son admiration lorsque l’équipe Red Bull parvient à changer les pneus de Pierre Gasly en 2,1 secondes. Puis, il reste sidéré devant les performances chrono de Lewis Hamilton à bord de sa Mercedes : « Mais, va-t-il s’arrêter de battre le meilleur tour en course ? C’est incroyable, il veut leur casser la tête !? » martèle Jean-Louis Moncet, les yeux rivés sur les écrans, tout en inscrivant les timings sur son carnet.

« Quand tu vois les performances et la maîtrise de Hamilton, tu ne peux que constater que c’est le meilleur » reconnaît Guillaume Nedelec, spécialiste F1 pour Ouest France. Las de constater que c’est toujours le même qui gagne, il regrette une politique hygiéniste qui tend vers l’aseptisation de ce sport. S’attaquant aux sanctions et pénalités en course, il reste convaincu qu’en dépit des décisions risquées que prennent les pilotes, ces dernières ne risquent pas la vie des autres : « on oublie que sur un circuit, ce n’est pas la route. En voulant évacuer le danger au maximum, alors qu’à 300 km/h il est nécessairement présent, l’on tend à rendre les courses plus fastidieuses ».

Un point de vue que nombre de spécialistes et journalistes partagent. Car, si cette course a pu être « probablement ennuyeuse, il ne s’agit là que d’un épisode sur 21 » philosophe Jean-Louis Moncet. 

Daniel Latif

Zandvoort vibre au rythme de la Verstappenmania

Il y a quelque chose de fascinant en Hollande. Ici l’on se veut écolo et l’on est fier de rouler à vélo à travers ces routes fleuries de belles plantes. Et pourtant, il suffit d’une compétition de sport automobile sponsorisée par Jumbo — l’équivalent des magasins U en France — pour que les habitants de ce petit pays s’aliènent et enfilent ce sweat-shirt bleu foncé floqué Mobil1, Red Bull avec la casquette qui va avec. Avec une fréquentation de plus de 100 000 personnes dont plus de la moitié se sont habillés comme les ingénieurs de l’écurie au taureau rouge. Tous, petits et grands, ont enfilé le costume à l’effigie du numéro 33, leur héros national : super Max Verstappen.

Même le Président de la Fédération internationale de l’Automobile (FIA), Jean Todt, invité d’honneur de la Coupe du monde de voitures de tourisme (WTCR) reconnaît être fasciné « de voir autant de personnes sur le circuit historique habillées aux couleurs de Red Bull ».


Le paradoxe ne s’arrête pas en si bon chemin. En effet, il s’étend encore plus lorsque l’on prend conscience que le circuit historique de Zandvoort se situe en plein milieu des dunes face au bord de la plage.

Cette course des Pays-Bas, c’est l’événement à ne pas rater et les hollandais ont, pour l’occasion, pris un jour de congé. Les tribunes sont pleines à craquer y compris les dunes environnantes qui foisonnent de spectateurs. Car, les places sont loin d’être bradées : 75 euros pour bénéficier d’un siège dans les gradins. Certains ont bénéficié d’une petite réduction parce qu’ils ont fait leurs courses chez Jumbo. Un engouement des plus « religieux » corrobore un confrère belge.

L’espace d’un instant, le patriotisme, la raison néerlandaise s’est éteinte au profit des pétarade moteurs, plaisir animal, difficilement explicable et de la frénésie mécanique.

Un engouement qui ne touche pas que les hommes. En effet, les femmes ont pu rouler des mécaniques lors d’une course qui leur est dédiée : la Ladies GT race. Ainsi, des néerlandaises de tous niveaux et horizons, dont quelques grands noms du paysages audiovisuel hollandais comme la présentatrice Eva Koreman, la réalisatrice et Miss Univers Kim Kötter, la championne olympique de patinage de vitesse Antoinette de Jong ou la Miss Nederland Jessie Jazz Vuijk, pour les plus célèbres, ont pu s’affronter dans une course de ventes dames à bord de Citroën C1, Toyota Aygo, Peugeot 107.

Leur récompense était de taille car elles ont été honorées par la présence des comparses Pierre Gasly et Max Verstappen, venus remettre les trophées et amuser la galerie entre deux courses avec leur Formule 1 Aston Martin Red Bull motorisée Honda… reconnaissable par cette musique si particulière que l’on compare à un « miaulement ».

Honda Motor, constructeur indépendant, est toujours le premier constructeur mondial de moteurs avec 23 millions d’unités vendues à travers le monde, avec l’auto, la moto, la motomarine, l’avion (Jet Honda), les produits d’équipement pour jardins…

Le motoriste japonais s’est engagé depuis plusieurs années dans ce championnat du monde de voitures de tourisme pour s’en servir également d’image tout en sachant que les courses sont très accessibles pour un large public.

Des performances remarquables grâce au pilote argentin Esteban Guerrieri qui a pu lors de ce championnat remporter la Course 2 à bord de sa Honda Civic Type R TCR et ainsi offrir une seconde victoire pour son écurie ALL-INKL.COM Münnich Motorsport et cette écurie est actuellement en tête du championnat.

Cette compétition, « c’est un laboratoire d’expérience » plutôt que de se restreindre à un centre de recherche. Une batterie de tests pratiques, grandeur nature dont le but est de perfectionner leurs autos : « tout ce qui est testé ici est mis en application sur nos voitures de production » explique Aurélie Litzler, attachée de presse automobile chez Honda France.

Honda va au-delà de l’aspect purement sport automobile et s’attache à créer notamment une bonne ambiance où règne le bel esprit. Ainsi, la marque nippone a permis à Tiago Monteiro, pilote automobile Honda et Randy de Puniet, pilote moto, de prendre le temps et d’échanger leur destrier le temps pendant la course WTCR en Slovaquie. Un moment unique où Honda a réussi à rapprocher l’univers du sport auto et la moto d’endurance.

Après la Slovaquie, le challenge à Zandvoort était de rapprocher d’autres grands noms du sport auto « qui se connaissent mais qui n’ont jamais l’occasion de se rencontrer » explique-t-on chez Honda. Et c’est grâce à l’enthousiasme de ses équipes que deux pilotes Formule 1 Red Bull Pierre Gasly et Max Verstappen ont pu prendre le temps d’échanger avec Tiago Monteiro, qui vient de reprendre après un grave accident en essai privé à Barcelone, accompagné de son fils Noah qui a déjà réalisé des podiums en kart.

Un autre défi brillamment relevé par Honda qui démontre une fois de plus que le sport automobile c’est avant tout des moments de complicité, de respect, les uns vis-à-vis des autres. Car, au-delà d’une passion du sport mécanique, ou tout autre fierté chauvine, pour ne pas dire nationaliste il y a surtout une vraie vie de famille.

La fête aura été complète avec l’annonce d’un prochain grand prix de F1 à Zandvoort pour 2020, sans oublier la victoire de la Hollande à l’Eurovision.

Daniel Latif

Design week Milan : la quête du renouveau de la créativité

« Qui a peur du design ? » le slogan de cette affiche publicitaire dans les rues de Milan, pourrait résonner comme un aveu d’orgueil, et pourtant… Ne leur parlez pas de « fashion week », de « design week » ou encore moins de « semaine de la gastronomie ». Toutes ces manifestations, ne changeront rien à la classe des Milanais.

Car la classe, on l’a ou on l’a pas… En l’occurrence, dans le chef-lieu de la Lombardie, il n’y a pas de débat. Pour s’en convaincre, il suffit de flâner le long de la galerie commerçante historique de prestige ; La Galleria Vittorio Emanuele II qui renferme sous un imposant dôme, une architecture de style néo-classique à tendance baroque du XIXème siècle, une multitude de magasins, restaurants rappelant la galerie du Louvre à Paris.

Le constat est frappant. Les Milanais sont aussi chic et clinquants que dans ces publicités Dolce & Gabbana. Ici, l’on ne court pas — encore moins quand on est en retard. L’on marche d’un pas sûr, posé et tranquille. Tels des figurants flegmatiques, mais non moins charismatiques, les passants vont et viennent sereinement. Le Milanais ne se prend pas au sérieux mais prend tout avec le cœur, pour ne pas dire … amour !

Avec, entre autres, une cathédrale à l’architecture emblématique. Un éclairage radieux qui fait ressortir le panachage ocre, brique et jaune moutarde. Enfin, la circulation y est étonnamment fluide et les arbres sont fleuris. La ville de Milan, semble sortie tout droit d’un film.

Autant d’arguments qui ont attiré les designers de chez Honda pour venir chercher l’inspiration dans ce haut-lieu historique et culturel. De ce séjour idyllique, est née la neuvième génération de la Honda Civic.

Et c’est en partie pour cette raison, mais également dans une volonté de confronter les idées pour trouver de nouvelles solutions pour parfaire une évolution, qui s’inscrirait dans le sens d’une émulation automobile, que Honda a décidé de participer pour la première fois à la célèbre Design week.

Exposant ainsi dans la rue Tortona son nouveau petit bijou : le Honda « e Prototype ». Sa couleur blanc mat perlé, harmonic white myst, qui reflète une lumière bleutée invite à la caresse. L’on y voit de nombreuses réminiscences de voitures iconiques mais non moins sportives telles qu’une 205 par exemple.

A l’intérieur c’est vraiment la voiture du futur. Une sensation confirmée par la présence d’un écran panoramique, c’est le règne du digital.
Tellement futuriste que les rétroviseurs ont disparu au profit d’appendices latéraux équipés de caméras qui diffusent en permanence sur des écrans l’image d’un rétroviseur.
Heureusement une belle et massive planche en bois vient contraster et faire office de planche de bord. Autre souci du détail : les ceintures de sécurité y sont customisées de couleur marron.

Un prototype qui fascine et plaît : « un panda futuriste, hyper mignon, rien de superflu et ils ont osé un logo qui s’éclaire » s’enthousiasme Pierlouis Clavel, étudiant aux Beaux-arts de Paris. Une initiative des plus coquettes qui ne risque pas de se concrétiser « notamment en Europe où ce logo illuminé sera interprété comme une publicité » regrette Ken Sahara, chef du design extérieur.
Pierlouis Clavel poursuit l’analyse de cette compacte du futur, notant cette petite « folie de la part du constructeur » qui y a inclus un bloc noir destiné à accueillir le câble de recharge sur le capot.

Pour l’intérieur de cette nouvelle Honda ePrototype, les designers japonais nous confient avoir séjourné en Scandinavie à la recherche des éléments qui permettent le bien-être à bord. Un condensé du célèbre concept de « hygge » pour apporter une harmonie notoire à l’intérieur de l’auto.

Modeste et humble, le constructeur japonais reconnaît son côté quelque peu trop rationnel et cherche ainsi avec cette première participation à la design week une opportunité de faire quelque chose de vraiment différent de ce qu’ils ont pu faire auparavant : « ajouter une atmosphère émotionnelle, mettre plus de rêve et d’émotion ». Ils peuvent dorénavant compter sur les italiens pour ajouter cette facette à leurs véhicules.

Daniel Latif

Mazda 3 : le coup de foudre existe toujours


Chez Mazda, pas besoin de blabla ou d’autres phrases surfaites : « on aime tout simplement les voitures ». Et dans ce dessein — on ne peut plus honnête — « nous avons en avons produit la continuation de ce qu’on aime : la conduite ! » lance tout naturellement Klaus Hüllen, chef des relations presse de Mazda Motor Europe.

Tout le comité directoire de Mazda, ici présent, le sait « elle va faire la différence » — en témoigne leur attitude détendue et sereine. D’autant qu’il s’agit d’une étape concrète dans « notre stratégie de montée en gamme » et que le produit est entièrement en phase avec leurs objectifs. De surcroît, dans le rang des journalistes, l’avis est unanime, ces derniers, y compris les plus réticents sont séduits par cette nouvelle Mazda 3.

Assurance mais modestie tout de même, lorsque Wojciech Halarewicz, Vice-président de la Communication chez Mazda Motor Europe confesse à son tour : « personne ne croyait à notre projet, celui de créer un objet de désir universel». Il s’arrête brièvement, sans doute le coup de l’émotion, regarde ses collègues au premier rang et s’enthousiasme « mais aujourd’hui, nous sommes ici pour vous présenter cette quatrième génération de la Mazda 3 »

En effet, le résultat est plus que probant. La nouvelle Mazda 3 a du charisme, et au-delà de l’image, le plaisir de conduite est réellement présent.
Ses lignes acérées, son arrière bombé évoquent des réminiscences pour certains d’Alfa Roméo, son capot naturellement enclin forge des traits d’Aston Martin ou encore la classe d’une Volvo… Mazette, elle en fait tourner des têtes !

L’association du moteur Skyactiv-G 2.0 développant 122 ch et de la boîte de vitesses et sa position optimisée opère harmonieusement bien. Décuplant le plaisir de conduire, on se délecte de chaque passage des rapports, rétrogradant même par excès de zèle… Ce qui crée une envie d’échappatoire, à bord d’une auto légère mais non moins agile.

Quand l’intention est honnête, le résultat ne peut que suivre dans cette direction. le constructeur japonais décortique son essence qui repose sur une philosophie essentiellement axée sur l’humain.

Parfaitement lovés dans ces sièges cuir qui maintiennent parfaitement, bercés dans un cocon des plus feutrés équipé d’un système de sonorisation de 12 haut-parleurs Bose.
L’habitacle reste dans l’esthétique minimaliste, avec une finition intérieure et des matériaux de choix haut de gamme, où l’on a enlevé le superflu, prenant soin de diriger les instruments de navigation en direction du conducteur.

Le parachèvement de tout cet art réside dans sa couleur rouge « Burgundy », une robe certes envoûtante qui en raison de son appellation finira par vous convaincre de mettre aussitôt le cap vers la Bourgogne. Destination qui, en complément de son glamour, sera assurément l’atout ultime pour décheniller !

Daniel Latif

Féerie de Noël au Danemark

Si la magie de Noël reste entière en France, elle est d’autant plus animée au Danemark. Regorgeant de traditions, ce petit pays situé au nord de l’Europe nous invite et nous plonge dans la féerie de Noël. Cap sur le pays où le Père Noël existe bel et bien.

Bien loin de la foule parisienne, Copenhague la capitale, nous accueille dans une ambiance chaleureuse, avec comme décor la neige et les flocons, ce qui renforce la beauté du pays. A la veille du 24 décembre, les préparatifs se font sentir, la ville s’agite et les senteurs d’épices et de sucres se dégagent à travers les rues du centre-ville tout en se mêlant aux bruits de papiers cadeaux dans l’incontournable centre commercial Magasin, où tout un étage d’emballages de cadeaux y est dédié. L’esprit de Noël résonne également à travers les chansons que l’on entend à la radio, medium des plus intimes ayant une place prépondérante dans les foyers danois.

Bien que le froid soit à l’extérieur, les âmes elles sont véritablement réchauffées. Pour les danois, le réveillon de Noël est un jour très important. « Il ne manque que la neige » se désole Tanja, restauratrice à Nyhavn qui peine à se remémorer d’un Noël enneigé. S’il ne neige pas encore à Copenhague, à Aalborg dans le nord du Jutland, de gros flocons commencent à recouvrir la ville. Aalborg, très connue pour son Aquavit, est la quatrième plus grande ville du Danemark après Aarhus et Odense.

UN NOËL TRADITIONNEL ET AUTHENTIQUE

L’immersion est totale, que ce soit dans les écoles où les enseignants racontent l’Évangile, et chantent l’Enfant est né à Bethléem puis organisent des sorties scolaires à l’église.

Dans les familles traditionnelles danoises, l’on s’active au dernier moment pour décorer les sapins de façon très sophistiquée mais raffinée. « L’idée est de conserver l’arbre de Noël le plus longtemps possible » explique Lilly, professeur des écoles. Dans le jardin, stocké dans la véranda ou bien régulièrement arrosé, chacun sa technique pour que le sapin ne s’assèche pas et garde ses couleurs ainsi que toutes ses épines.

Il n’y a pas que le sapin qui est mis à l’honneur. En effet, les danois ne lésinent pas sur la créativité des décorations et poussent même jusqu’à enluminer leurs maisons avec des guirlandes multicolores, des personnages de Noël, comme ces lutins nommés nissemand, jusqu’aux motifs animés et illuminés grâce à des vidéoprojecteurs, se surpassant ainsi tous dans le concours de la maison la plus illuminée et féerique une fois la nuit tombée.

A l’intérieur des foyers règne un agréable fumet. L’un des plats traditionnels danois y est préparé pour l’occasion. Au menu, canard farci et cochon, accompagnés de pommes de terres caramélisées ou nature agrémentées d’une sauce brune délicieuse.

Pour ravir tout le monde, la Hvidtøl, une bière à faible taux d’alcool y est servie. Cette dernière est très prisée dans les pays scandinaves et est considérée comme une des emblématique boisson traditionnelle de Noël, offrant des notes sucrées et légèrement pétillantes.
La famille entière est ainsi réunie pour passer un moment inoubliable autour des nombreuses traditions danoises. Effectivement, il est de coutume après le repas de danser main dans la main, tournant autour du sapin, en chantant des comptines de Noël.
Ensuite, les danois organisent des petits jeux à table au moment du dessert, le risalamande, un riz au lait avec des copeaux d’amandes, accompagné d’un coulis de cerises. Toujours ludique, et dans l’esprit de fêtes, celui qui parvient à trouver l’amande entière dissimulée dans le dessert gagne un cadeau qu’il pourra ouvrir avant la cérémonie d’ouverture sous le sapin.

LE CHARME DE LA CAPITALE DANOISE

Non loin de la Mairie et face à la gare centrale, se trouve le célèbre parc d’attraction Tivoli, établi au cœur de la ville.
A l’intérieur, les décorations et musiques de Noël sont au rendez-vous. Garantissant alors une ambiance unique renforcée par les nombreuses lumières enchanteresses. Les manèges sont nombreux et pour tous les goûts : auto tamponneuses, carrousels, montagnes russes aux loopings et torsades à sensations fortes ou train des Alpes…

Forcément, le parc Tivoli est moins encombré que Disney Land, où l’on passe plus de temps dans la queue que dans les attractions. Autre atout du parc et non des moindres, vous pourrez très certainement avoir la chance de rencontrer la reine du Danemark, Margrethe II, qui, au passage, parle parfaitement le français !
Cette dernière y vient régulièrement en famille, voir le spectacle Casse-noisette dont elle a confectionné les costumes et dessiné les décors. En effet, la Reine ne se contente pas que de faire de la figuration dans son royaume ; elle est une artiste à ses heures perdues.

Le feu d’artifice à la tombée de la nuit annonce la venue future du jour de l’an. Les odeurs de fête foraines, notamment du gløgg — vin rouge chaud agrémenté d’amandes, de raisins secs et parfois même d’abricots secs dans sa version au vin blanc — sont alléchantes et l’on ressort du Tivoli ravi.

UN PATRIMOINE GASTRONOMIQUE RICHE

Parmi les spécialités danoises, il y a le « Fransk Hot Dog », un « hot dog français » qui porte mal son nom car on n’a jamais mangé en France un sandwich aussi bon, dont on ne saurait décrire exactement les ingrédients de sa sauce complètement inconnue dans l’hexagone. « Son nom vient en raison de son pain en forme de flûte qui ressemble à la baguette » explique Sonny qui a son camion de saucisses sur la place Kultorvet.

Un lieu quasi incontournable où les danois viennent en famille, en couple ou seuls. Même des célébrités passent discuter le temps de croquer un medisterpølse, une grosse saucisse traditionnelle aux herbes, comme c’est le cas pour Hans Pilgaard, un célèbre acteur qui présente également la version scandinave du jeu télévisé Qui veut gagner des millions.
Les clients ne tarissent point, tous affluent et payent avec leurs téléphone avec Mobile Pay : un sms et le tour est joué. Plus qu’un simple sandwich, la saucisse c’est une institution ici. « On vient manger un bout, on discute, on est en famille. Certains viennent même se confier ; on me raconte tout » analyse Sonny qui estime cumuler trois jobs : « chef, psychologue et bureau d’information pour touristes » ironise-t-il.

Pour ce qui est des plats cuisinés, les Frikadeller, prononcez fricadelles  — rien à voir avec la saucisse panée et ses frites dont on raffole dans le Ch’Nord — qui sont des boulettes de viande ou bien de poisson le plus souvent servies avec une sauce brune.
Le charme de Copenhague c’est aussi son marché couvert, plus connu sous le nom de Torvehallerne, où l’on peut déguster des smørrebrød, tartines au pain de seigle au beurre agrémentées de saumon fumé, de rosbif froid ou encore de hareng mariné, etc.

À VÉLO, MÊME PAS PEUR DE LA PLUIE

Les amoureux du vélo seront comblés au Danemark. En effet, cyclistes et voitures roulent en parfaite symbiose, pour ne pas dire que les cyclistes, qui sont légion, font la loi sur les routes. Il n’est ainsi pas surprenant de voir des dizaines de vélos attendre sagement le passage des feux ou d’apercevoir le long des rues des centaines de vélos amoncelés les uns sur les autres, parfois sur deux étages. Vous l’aurez bien compris, le vélo est le sport national suivi de la course à pied qui connaît un étonnant succès.

Par une promenade à vélo, en passant par le musée Carlsberg, pour découvrir l’importante collection de bustes et de statues du fils Carlsberg. A ne pas confondre avec le siège de Carlsberg où se trouve le temple de la famille Jacobsen. Carslberg by est une ville dans la ville, riche d’un patrimoine historique et révèle les nombreux secrets tant dans l’explication de la fabrication de la bière, jusque dans l’architecture du lieu assez grandiose. C’est l’occasion de déguster une bière authentique de la marque à l’éléphant ainsi que la collection entière de bière dont la déclinaison gastronomique : Jacobsen.

Des étoiles plein les yeux, le tout dans une ambiance des plus hygge, prononcez « hugueuh », concept danois très vaste du « bien-être et de profiter du moment le plus simplement entouré des personnes qui vous sont chères » démystifie Elizabeth, étudiante en biologie à l’université de Copenhague, le Danemark offre l’opportunité de passer des fêtes de fin d’années plus qu’authentiques. Alors comme on dit là-bas : Glædelig jul og godt nytår !

Daniel Latif
Photos : DL /DR

Plus d’informations
www.visitdenmark.com

Il reste encore du poisson


L’histoire a tout d’un poisson d’avril, et pourtant… Les media ont saisi dans leur filets un « beau poissonnet ». Pour certains, il s’agirait même de caviar. Au vu du gabarit, l’on est sur un Béluga survitaminé en Oméga 3. Dépourvu d’OGM ? Sans garantie du gouvernement.

Notoirement connu par ses Chefs, pour ses qualités de vrai poisson nettoyeur : les petites larves, c’est son affaire.
Mais sa spécialité : les menues sardines qui nagent à contre courant. Après leur avoir mis deux pains, il en fait du Filet-O-Fish. Un petit péché mignon l’a perdu. Autrefois, heureux comme un poisson dans l’eau… Maintenant, il est presque sur le grill.

Le Chef Maquereau reste muet comme une carpe. Il ne se fait aucun sushi, car il a envoyé son Colombo pour noyer le poisson. Pendant ce temps-là, dans les bas-fonds espadons et piranhas se chargent d’appeler au calme et de respecter la tranquillité de leur écosystème.

Comme à son habitude, le banc de poissons tournera en rond dans son bocal, et, contrairement aux éléphants, même s’il n’est pané de la dernière pluie, oubliera rapidement.

Marre d’être pris pour des andouilles, d’aucuns auront beau crier « cétacé » !

Rassurez-vous, il reste encore de l’anguille et du requin.

Daniel Latif
Illustration : Camille Gaudefroy

BlackBerry « KEY2 » double

« Ça existe encore BlackBerry ?! », telle est l’éternelle ritournelle à laquelle je suis confronté à chaque fois que j’utilise mon téléphone…

N’en déplaise aux dévots de l’iPhone — qui auparavant me lançaient leur fameuse réplique : « quand est-ce que tu te décides d’avoir un vrai téléphone ? ». Oui, BlackBerry existe toujours et continue encore à sortir des téléphones sous Android ! Ce n’est pas une nouveauté, mais juste un rappel pour ces esprits intolérants ou ceux qui vivraient sur une autre planète.

La vision du smartphone iconique soulève toujours autant de nostalgie auprès de ses anciens possesseurs que d’affront de la part de ses détracteurs. N’ayant d’yeux que pour leur Pomme, il est cependant éblouissant de voir comment ces derniers ne se lassent point à défendre de façon plus ou moins malhonnête un téléphone sur-marketé et à l’obsolescence plus que programmée.

Il faut le reconnaître, le nouveau KEY2 a beaucoup de charisme. Successeur du KEYOne, sa silhouette s’est forgée et affinée, perdant ses rondeurs et un peu de poids en même temps. Sobre mais chic avec son cadre en aluminium, ses touches noir mat et son revêtement emblématique au dos.

Ainsi, sa prise en main et sa manipulation en sont des plus délectable notamment grâce à la saisie sur les touches qui se révèle être une onctueuse caresse pour les pouces.

BLACKBERRY RETURNS

Il fallait un lieu symbolique comme New-York pour présenter ce nouveau BlackBerry KEY2 et célébrer la renaissance d’une icône.

Et c’est au cours d’une cérémonie en grande pompes, avec un show à la Steve Jobs, devant un parterre de journalistes spécialistes qu’Alain Lejeune, Président de BlackBerry Mobile, l’affirme avec conviction « on reste à part, avec des valeurs claires et différentes » et d’enfoncer le clou « on croit au marché du clavier physique ». Cette annonce sonne comme une profession de foi mais également vient confirmer l’orientation de la stratégie BlackBerry Mobile.

Le clavier physique, c’est l’essence, la singularité et la précision de ce téléphone. Permettant toujours le défilement tactile à travers les pages, sans toucher le bel écran juste en glissant le doigt sur les touches, et le déverrouillage à empreinte digitale via la touche espace. Puis il y a le Speed Key, cette nouvelle touche qui vous permet de changer d’application instantanément sans repasser par l’écran d’accueil.

DE NOMBREUX ATOUTS MAIS LA SÉCURITÉ AVANT TOUT

6 Go de mémoire vive, offrant une capacité de stockage de 64 Go, emplacement double SIM et pouvant accueillir une carte MicroSD jusqu’à 2To. Ce nouveau BlackBerry reste avant tout le meilleur allié en productivité grâce à une super batterie qui se charge ultra rapidement grâce au mode Boost et pouvant tenir jusqu’à deux jours. En terme de sécurité, où il excelle particulièrement avec l’application DTEK qui vous prévient en cas d’activité anormale, mais également de suivre en détail tout ce qui se passe sur votre téléphone.

Locker, pour la sécurité des fichiers et enfin le Privacy Shade votre allié confidentialité… Et pour parachever la sécurité, un OS certifié BlackBerry Mobile, dont le siège est au Canada, qui travaille en tandem avec TCL pour aboutir à « l’appareil mobile le plus sécurisé au monde ». On ne change pas une équipe qui gagne.

LA PROPHÉTIE BLACKBERRY

Hélas, vous ne m’entendrez point m’étaler sur la pléthore d’options et points forts de ce BlackBerry. Ceci risquerait de rendre fortement jaloux certains idéologues, voulant imposer leur diktats de l’usage des smartphones, qui me taxeraient d’être actionnaire du téléphone à la mûre.

Dans un monde de la téléphonie mobile où règne un ennuyeux duopole peinant à se distinguer, plongeant dans l’obscurité des utilisateurs contraints à consommer des appareils similaires, dont l’innovation est nulle.

En dépit d’être considéré comme un mal aimé. Conscient de cette image, BlackBerry prend le pari de l’autodérision dans leur sport publicitaire et se joue des préjugés en toute maturité.

Une belle preuve de courage et sagesse pour le précurseur du smartphone qui n’a rien à prouver et qui sait garder toute sa modestie. Revenant tel un héros, au moment où l’on s’y attend le moins, réussissant avec brio l’épreuve du feu, face à ses concurrents, désormais il ne lui reste plus qu’à braver l’épreuve de l’eau — avec pourquoi pas, un futur téléphone étanche — pour s’illustrer. KEYOne, KEY2… Jamais deux sans trois. Voilà, probablement le prochain défi pour le futur BlackBerry KEY3 afin de s’illustrer et devenir a fortiori un super héros invincible.

Daniel Latif