Ces individus sont-ils en train de sourire dans le métro ?! Non, vous ne rêvez pas ! Ils doivent être sûrement drogués ? Non, tout simplement auto-médicamentés.
Le laboratoire UPSA vous promet d’être « Efficace où que vous soyez ». Dorénavant, notre homme d’affaire parti travailloter à la Défense n’est plus en retard. En effet, depuis qu’il affiche ostentatoirement sa boîte d’Efferalgan dans les transports en commun, il est dispensé de petit-déjeuner : fini le énième café de la journée !
Notre cadre des temps modernes n’est pas fou, il prend son gramme de Cappuccino sous forme de « granulés en sachet » comme dans le dessin animé des Jetsons. Le temps c’est de l’argent — puis crise oblige — il ne peut plus prendre ne serait-ce que le temps d’une pause café. Le nouveau Cappuccino façon placebo ne lui brûle plus les lèvres vu qu’il est servi « sans verre » et « sans eau »… Question d’hygiène oblige, car notre workaholic ne souhaiterait surtout pas re-tomber malade.
LE MALADE IMAGINAIRE DANS SA VERSION CONTEMPORAINE
Que ces messieurs sont douillets… Sitôt rentrés de vacances d’été, à peine ont-ils effleuré la barre de métro, qu’ils s’enrhument et se grippent aussitôt. Heureusement, il y a toujours à côté d’eux un Docteur Quinn, cette charmante femme prétendument médecin qui, après avoir regardé tous les épisodes d’Urgences, s’est persuadée être plus apte à guérir que tous ces marchands de santé diplômés d’un doctorat en médecine.
Cappuccino pour les grands ? Bonbon Vanille-Fraise pour les enfants ? La pilule a l’air de bien passer… Pas de bol, ce n’est que du Paracétamol !
Daniel Latif
Heureusement que la Mairie de Paris est là pour prodiguer aux dépendants de leur automobile, des recommandations de la plus haute importance afin de survivre lors d’une journée sans voiture.
Dès lors, on peut anticiper sur les prochaines possibles affiches de la Mairie de Paris :
La photo est contractuelle. En voilà un beau coup de communication ! Une fabulation tellement bien orchestrée par l’agence de publicité DDB Paris qu’elle relève d’une organisation des plus méthodiques. Beaucoup mieux qu’une opération réglée comme du papier à musique, la campagne
« Super », « Bravo », « Cool », « Fan », « Top »… Les lecteurs du quotidien sportif L’Équipe ne tarissent point d’éloges — sur Twitter — au sujet du rétrécissement de leur journal. Fini le « broadsheet », nos athlètes de la lecture dans les transports en commun se réjouiront de l’aspect « plus pratique » du « tabloïd » qui dorénavant leur permettra de le lire sans éborgner leur voisin. Le fanatique sportif serait-il soudainement devenu courtois et civil au point de se soucier du confort des autres passagers ?
Un bolide noir vrombit dans Paris. Les passants se figent… Les conversations des clients en terrasse en sont perturbées. Difficile d’ignorer cette ultra sportive qui arrive avec fracas.
Il règne comme un parfum de gourmandise au détour des remparts, dans le cœur du vieux Saint-Tropez, loin des yachts vaniteux. C’est en flânant à travers ces petites ruelles atypiques que l’on est attiré, non pas par le chant des sirènes mais par l’odeur enivrante en provenance de l’enseigne Grand Marnier.
Les plus gourmands pourront rajouter à convenance de la fameuse liqueur d’orange avec l’immense bouteille qui trône sur le comptoir. Pour varier les plaisirs, les épicuriens peuvent déguster des crêpes au sucre, ou avec un large choix de confitures, au chocolat blanc ou noir, mais pas n’importe lesquels puisqu’il s’agit de fabrication maison à partir de grands crus Barry.






Alors que les bus RATP abondent d’affiches appelant à la courtoisie, caricaturant le lot d’incivilités qui se produisent quotidiennement dans les transports en commun, qui aurait pu croire qu’une simple peluche pourrait rendre les conditions de voyage dans un bus des plus agréables ?