« Ici, c’est Napoli »

« Il ne faut pas comparer par rapport aux autres villes que tu peux connaître » me prévient d’emblée Sybille, alors que nous venons de prendre place à bord d’un taxi à l’aéroport.

Assis à l’avant, j’observe ce scooter qui vient de s’arrêter à mon niveau. Deux amoureux, sans casque. Au guidon, un charismatique jeune homme en tee-shirt, prêt à démarrer en trombe, me lance un regard. Une proximité qui embarrasserait l’européen moyen et gênerait les scandinaves. On se regarde et spontanément l’on se dit : « ciaaaooo ! ».

Derrière lui, la demoiselle n’a d’yeux que pour son téléphone. Pianotant à deux mains, complètement absorbée, on admire la désinvolture de la sulfureuse qui ne craint encore moins de faire le sac de sable au premier coup d’accélérateur.

Arrivé devant l’église Sainte Marie, un homme m’observe, le regard défiant et plus qu’insistant. « Buongiorno » lançai-je aussitôt. Son visage s’adoucit et sa voix suave pleine de chaleur enchaîne : « bonjour, je m’appelle Gennaro, d’où venez-vous ?
— Parrigi, rétorquai-je fièrement avec mes maigres connaissances en italien
— Ah, j’aime beaucoup Paris, continue-t-il en français. Surtout le Paris Saint-Germain. C’est votre première visite ici ?
— En Italie non, mais ma première fois ici à Naples
— On n’est pas en Italie, ici c’est Napoli ! »

Car, ici, les portes — surplombées d’imposantes statues — sont hautes et impressionnantes, le porche annonce les prémices de grands palais. L’architecture est théâtrale, les églises foisonnent à chaque coin de rue, et les monuments d’une telle majestuosité qu’ils en ridiculiseraient les plus grands chefs-d’œuvre parisiens.

A Napoli, lors d’une remontée de rues pavées à l’ombre du linge étendu sur les balcons, vous vous enivrez d’une alliance de ces senteurs d’épices et parfums de lessives. 

« Dis-moi ce qui te fait plaisir et je te le cuisine ». On a beau croire qu’il faut s’adapter, mais, ici, on est aux petits soins lorsqu’il s’agit de gastronomie. Comme dans l’épicerie fine, Ciro Amodio, sur la Via Nardones, c’est le patron Enzo, qui prépare toutes les spécialités locales : tartines de tomates du Vesuvio, Mozzarella Bufala, aux côtés d’un très large choix de charcuteries ou encore les friarielli, ce légume typique napolitain.

« DIS-MOI CE QUI TE FAIT PLAISIR ET JE TE LE CUISINE »

Un peu plus haut dans la vieille ville, chez Nennella, une ancienne pizzeria, la Margherita est faite avec amour sous vos yeux en trois minutes pour 2,50 euros et l’ingrédient supplémentaire, c’est cadeau ! Un goût disproportionné eu égard son prix, mais surtout une véritable pizza à la cuisson parfaitement maîtrisée qui laissera toutes les autres versions que vous aviez dégusté en France à désirer.

Direction Sano sano. Y déguster une mousse de café glacée et pour les plus gourmands, l’incontournable glace italienne.

C’est la nuit à Napoli, les rues sont calmes et tout va bien. Il fait toujours chaud, en témoigne ces amoureux lovés qui « vont te faire un bébé sur le banc » s’amuse cette touriste française les regardant avec envie. Plus que de l’amour, il s’agit sans doute de passion, au sens le plus noble.

Le temps d’une déambulation nocturne afin de prendre le recul nécessaire et digérer la complexité et la beauté d’une ville des plus authentiques. 

C’est sûrement ça, la dolce vita.

Daniel Latif
Photos : DL/DR

Escapades pour se chouchouter en Bourgogne

Un week-end ressourçant en Bourgogne ? Rien de tel qu’une petite escapade au cœur de cette région française qui regorge de nombreux trésors. 

Week-end bien-être à Dijon

Le SPA by La Cloche : un havre de paix en plein cœur de Dijon

Pour encore plus de détente, le SPA by La Cloche à Dijon aménagé sous des anciennes voûtes de pierre de l’hôtel, vous accueille à travers 200 m2 pour votre bien-être. Une douceur qui invite à un véritable voyage rempli de sérénité. En partenariat avec la célèbre marque de beauté Carita, le SPA offre des cabines de soins, un bassin de nage à contre-courant, une douche multisensorielle, sauna, Hammam, salle de fitness, ainsi qu’un espace de repos avec tisanerie.

L’hôtel Oceania

L’Hôtel quatre étoiles, Oceania, à 150m de la gare, au cœur de la ville, est à moins de 10 minutes de la Place Darcy et de la Cathédrale de Saint-Bénigne de Dijon. Tout rénové, il conserve son caractère historique avec pierres de Bourgogne et fers forgés. C’est donc dans une ambiance design au décor contemporain et luxueux que cet hôtel vous accueille pour un séjour cocooning et relaxant grâce à ses chambres spacieuses, son SPA, sa terrasse donnant sur la cour intérieure son jardin, la piscine couverte et chauffée ainsi qu’à son jacuzzi, hammam, salle de fitness et de massage.

Le bar de l’hôtel permet de se retrouver dans une ambiance feutrée et intimiste afin de déguster une large sélection de vins de Bourgogne accompagnés de charcuteries et de fromages de la région.

Hôtel Océania
14, avenue Maréchal Foch
21 000 Dijon
Tel. 03 80 41 61 12

Un bon dîner à l’Essentiel

Un moment de bien-être n’est rien sans une véritable escapade gourmande. En effet, le restaurant l’Essentiel à Dijon promet un retour aux sources à travers des plats subtils et raffinés le tout dans un cadre élégant. Gage de qualité, c’est une véritable explosion en bouche pour un moment agréable et mémorable.

Restaurant L’Essentiel
12, rue Audra
21 000 Dijon
Tel. 03 80 30 14 52

Week-end détente dans le Mâconnais

L’hôtel du Château d’Igé

En quête de lieux insolites, loin de la foule des villes ? Le château d’Igé est un vrai château féodal du XIIIème siècle, construit sous le règne de Saint-Louis. Cet hôtel historique de 16 chambres, promet un moment unique, calme et authentique au cœur de ses jardins.

Tout proche, vous trouvez l’Abbaye de Cluny le château de Berzé-le-Châtelle ou le Golf de Mâcon.

Le restaurant du Château d’Igé

Le restaurant Igé situé au sein même de l’hôtel est répertorié par le guide Michelin, et propose une véritable invitation au dépaysement dans un cadre chaleureux à la décoration luxueuse. C’est dans une ambiance intimiste autour d’une cheminée qu’il est possible de s’échapper par nos papilles en dégustant des produits du terroir, frais et locaux, ainsi que des vins de Bourgogne. Véritable œuvre d’art, chaque plat est préparé avec amour et attention pour que les assiettes soient aussi belles que gourmandes.

Le SPA à Cuisery en communion avec la nature

Pour se détendre, il est possible non loin de là de faire un détour par le SPA Le temps présent à Cuisery. Perché au 3ème étage d’un ancien moulin, ce cadre feutré et de relaxation offre une vue panoramique sur la rivière en plein cœur de la nature, de la verdure et du chant des oiseaux.

En ville ou en bordure, la Bourgogne est la région idéale pour s’échapper le temps d’un week-end pour un séjour cocooning et gourmand.

Comment y aller ?

Dijon, en 1h34 depuis Paris. Allez-y en TGV ou TER

Daniel Latif

Féerie de Noël au Danemark

Si la magie de Noël reste entière en France, elle est d’autant plus animée au Danemark. Regorgeant de traditions, ce petit pays situé au nord de l’Europe nous invite et nous plonge dans la féerie de Noël. Cap sur le pays où le Père Noël existe bel et bien.

Bien loin de la foule parisienne, Copenhague la capitale, nous accueille dans une ambiance chaleureuse, avec comme décor la neige et les flocons, ce qui renforce la beauté du pays. A la veille du 24 décembre, les préparatifs se font sentir, la ville s’agite et les senteurs d’épices et de sucres se dégagent à travers les rues du centre-ville tout en se mêlant aux bruits de papiers cadeaux dans l’incontournable centre commercial Magasin, où tout un étage d’emballages de cadeaux y est dédié. L’esprit de Noël résonne également à travers les chansons que l’on entend à la radio, medium des plus intimes ayant une place prépondérante dans les foyers danois.

Bien que le froid soit à l’extérieur, les âmes elles sont véritablement réchauffées. Pour les danois, le réveillon de Noël est un jour très important. « Il ne manque que la neige » se désole Tanja, restauratrice à Nyhavn qui peine à se remémorer d’un Noël enneigé. S’il ne neige pas encore à Copenhague, à Aalborg dans le nord du Jutland, de gros flocons commencent à recouvrir la ville. Aalborg, très connue pour son Aquavit, est la quatrième plus grande ville du Danemark après Aarhus et Odense.

UN NOËL TRADITIONNEL ET AUTHENTIQUE

L’immersion est totale, que ce soit dans les écoles où les enseignants racontent l’Évangile, et chantent l’Enfant est né à Bethléem puis organisent des sorties scolaires à l’église.

Dans les familles traditionnelles danoises, l’on s’active au dernier moment pour décorer les sapins de façon très sophistiquée mais raffinée. « L’idée est de conserver l’arbre de Noël le plus longtemps possible » explique Lilly, professeur des écoles. Dans le jardin, stocké dans la véranda ou bien régulièrement arrosé, chacun sa technique pour que le sapin ne s’assèche pas et garde ses couleurs ainsi que toutes ses épines.

Il n’y a pas que le sapin qui est mis à l’honneur. En effet, les danois ne lésinent pas sur la créativité des décorations et poussent même jusqu’à enluminer leurs maisons avec des guirlandes multicolores, des personnages de Noël, comme ces lutins nommés nissemand, jusqu’aux motifs animés et illuminés grâce à des vidéoprojecteurs, se surpassant ainsi tous dans le concours de la maison la plus illuminée et féerique une fois la nuit tombée.

A l’intérieur des foyers règne un agréable fumet. L’un des plats traditionnels danois y est préparé pour l’occasion. Au menu, canard farci et cochon, accompagnés de pommes de terres caramélisées ou nature agrémentées d’une sauce brune délicieuse.

Pour ravir tout le monde, la Hvidtøl, une bière à faible taux d’alcool y est servie. Cette dernière est très prisée dans les pays scandinaves et est considérée comme une des emblématique boisson traditionnelle de Noël, offrant des notes sucrées et légèrement pétillantes.
La famille entière est ainsi réunie pour passer un moment inoubliable autour des nombreuses traditions danoises. Effectivement, il est de coutume après le repas de danser main dans la main, tournant autour du sapin, en chantant des comptines de Noël.
Ensuite, les danois organisent des petits jeux à table au moment du dessert, le risalamande, un riz au lait avec des copeaux d’amandes, accompagné d’un coulis de cerises. Toujours ludique, et dans l’esprit de fêtes, celui qui parvient à trouver l’amande entière dissimulée dans le dessert gagne un cadeau qu’il pourra ouvrir avant la cérémonie d’ouverture sous le sapin.

LE CHARME DE LA CAPITALE DANOISE

Non loin de la Mairie et face à la gare centrale, se trouve le célèbre parc d’attraction Tivoli, établi au cœur de la ville.
A l’intérieur, les décorations et musiques de Noël sont au rendez-vous. Garantissant alors une ambiance unique renforcée par les nombreuses lumières enchanteresses. Les manèges sont nombreux et pour tous les goûts : auto tamponneuses, carrousels, montagnes russes aux loopings et torsades à sensations fortes ou train des Alpes…

Forcément, le parc Tivoli est moins encombré que Disney Land, où l’on passe plus de temps dans la queue que dans les attractions. Autre atout du parc et non des moindres, vous pourrez très certainement avoir la chance de rencontrer la reine du Danemark, Margrethe II, qui, au passage, parle parfaitement le français !
Cette dernière y vient régulièrement en famille, voir le spectacle Casse-noisette dont elle a confectionné les costumes et dessiné les décors. En effet, la Reine ne se contente pas que de faire de la figuration dans son royaume ; elle est une artiste à ses heures perdues.

Le feu d’artifice à la tombée de la nuit annonce la venue future du jour de l’an. Les odeurs de fête foraines, notamment du gløgg — vin rouge chaud agrémenté d’amandes, de raisins secs et parfois même d’abricots secs dans sa version au vin blanc — sont alléchantes et l’on ressort du Tivoli ravi.

UN PATRIMOINE GASTRONOMIQUE RICHE

Parmi les spécialités danoises, il y a le « Fransk Hot Dog », un « hot dog français » qui porte mal son nom car on n’a jamais mangé en France un sandwich aussi bon, dont on ne saurait décrire exactement les ingrédients de sa sauce complètement inconnue dans l’hexagone. « Son nom vient en raison de son pain en forme de flûte qui ressemble à la baguette » explique Sonny qui a son camion de saucisses sur la place Kultorvet.

Un lieu quasi incontournable où les danois viennent en famille, en couple ou seuls. Même des célébrités passent discuter le temps de croquer un medisterpølse, une grosse saucisse traditionnelle aux herbes, comme c’est le cas pour Hans Pilgaard, un célèbre acteur qui présente également la version scandinave du jeu télévisé Qui veut gagner des millions.
Les clients ne tarissent point, tous affluent et payent avec leurs téléphone avec Mobile Pay : un sms et le tour est joué. Plus qu’un simple sandwich, la saucisse c’est une institution ici. « On vient manger un bout, on discute, on est en famille. Certains viennent même se confier ; on me raconte tout » analyse Sonny qui estime cumuler trois jobs : « chef, psychologue et bureau d’information pour touristes » ironise-t-il.

Pour ce qui est des plats cuisinés, les Frikadeller, prononcez fricadelles  — rien à voir avec la saucisse panée et ses frites dont on raffole dans le Ch’Nord — qui sont des boulettes de viande ou bien de poisson le plus souvent servies avec une sauce brune.
Le charme de Copenhague c’est aussi son marché couvert, plus connu sous le nom de Torvehallerne, où l’on peut déguster des smørrebrød, tartines au pain de seigle au beurre agrémentées de saumon fumé, de rosbif froid ou encore de hareng mariné, etc.

À VÉLO, MÊME PAS PEUR DE LA PLUIE

Les amoureux du vélo seront comblés au Danemark. En effet, cyclistes et voitures roulent en parfaite symbiose, pour ne pas dire que les cyclistes, qui sont légion, font la loi sur les routes. Il n’est ainsi pas surprenant de voir des dizaines de vélos attendre sagement le passage des feux ou d’apercevoir le long des rues des centaines de vélos amoncelés les uns sur les autres, parfois sur deux étages. Vous l’aurez bien compris, le vélo est le sport national suivi de la course à pied qui connaît un étonnant succès.

Par une promenade à vélo, en passant par le musée Carlsberg, pour découvrir l’importante collection de bustes et de statues du fils Carlsberg. A ne pas confondre avec le siège de Carlsberg où se trouve le temple de la famille Jacobsen. Carslberg by est une ville dans la ville, riche d’un patrimoine historique et révèle les nombreux secrets tant dans l’explication de la fabrication de la bière, jusque dans l’architecture du lieu assez grandiose. C’est l’occasion de déguster une bière authentique de la marque à l’éléphant ainsi que la collection entière de bière dont la déclinaison gastronomique : Jacobsen.

Des étoiles plein les yeux, le tout dans une ambiance des plus hygge, prononcez « hugueuh », concept danois très vaste du « bien-être et de profiter du moment le plus simplement entouré des personnes qui vous sont chères » démystifie Elizabeth, étudiante en biologie à l’université de Copenhague, le Danemark offre l’opportunité de passer des fêtes de fin d’années plus qu’authentiques. Alors comme on dit là-bas : Glædelig jul og godt nytår !

Daniel Latif
Photos : DL /DR

Plus d’informations
www.visitdenmark.com

Avventure in Costa Azzurra

La Costa Azzurra svela paesaggi dai toni dorati e un cielo azzurro tutto l’anno, e mette a nudo luoghi uno più insolito dell’altro per viaggi indimenticabili. Ecco le nostre idee per un momento di dolcezza e per cambiare aria! Avventure in Costa Azzurra

La Costa Azzurra permette di assaporare la grande diversità dei paesaggi e delle attività in un ambiente idilliaco e tranquillo, al ritmo del canto delle cicale… Sii pronto a partire per delle avventure diverse e insolite in Costa Azzurra

Un safari unico e insolito

Alla ricerca di nuovi paesaggi e di avventure? La riserva biologica dei Monti Azzurri è il luogo ideale per ricaricarsi. E perché non fare un Safari nel cuore della Costa Azzurra? In effetti è a 40 km da Grasse che ci si presenta un ambiente naturale davvero mozzafiato, ricco di scogliere, lunghe distese di prati e una grande varietà di animali in libertà. Un centinaio di animali tra i quali bisonti, cervi e cinghiali vivono qui in armonia. La fauna e la flora si uniscono per offrire la più affascinante delle visite, a piedi o in calesse.

Gita profumata a Grasse

Per un’avventura unica e profumata non c’è niente di meglio che una visita alla capitale del profumo francese. In città il Museo Internazionale della Profumeria, di fama mondiale, è una visita inebriante. Scoprirete qui la storia dell’industria dei profumi, i segreti di fabbricazione e le diverse strategie di marketing per il confezionamento di questi incredibili aromi. Le profumerie Molinard e Fragonard propongono un bar delle fragranze, dove si svolgono seminari ludici. Un’ottima idea, perfetta per far venire l’acquolina in bocca, prima di poter realizzare il proprio profumo personalizzato da portare via! Di che mettere il sud in bottiglia.

Avventura culinaria a Mentone.

I più golosi saranno felici di una gita culinaria a Mentone, nella città del limone.  In effetti nel cuore del centro città si trova la maison Herbin che dal 1974 realizza con amore e in loco marmellate, per il piacere degli occhi, del gusto e dell’olfatto. Tra l’altro, il Paese del limone offre anche numerosi prodotti a base di limoni di Mentone. Dall’aceto al cioccolato, passando per la crema spalmabile di olive, questo negozio esalta l’elisir d’oro della città.

Momento culturale a Nizza

Per una gita culturale, niente di meglio che un citytrip a Nizza. Scopri i tesori barocchi della città, tra cui la cattedrale Sainte-Réparate o il Palais Lascaris prima di una passeggiata lungo l’emblematica Promenade des Anglais.  Nizza possiede numerosi musei ricchi di tesori: il Museo Chagall, il Museo Matisse, il MAMAC (Museo di arte moderna e contemporanea), il Museo dello sport… E perché non concedersi una pausa al mercato dei fiori di Corso Saleya?

Passeggiata sulle rive

Non lontano da Nizza si trova una cittadina riposante, lontana dai tumulti: Beaulieu-sur-Mer. È il luogo ideale per passeggiare sul mare lungo le spiagge soleggiate della Piccola Africa o della Baia delle Formiche, oppure per visitare alcuni splendidi giardini. Per chi cerca la cultura, a Beaulieu-sur-Mer sarà possibile realizzare un autentico viaggio nel cuore dell’antica Grecia, grazie alla villa Kéryols e scoprire poi il magnifico Giardino di Olivaie.

Passeggiate nella natura

Voglia di natura, di rocce e vegetazione selvaggia? Direzione La Turbia. Questo villaggio medievale abbonda di stradine fiorite e impregnate di storia. Scopriamo qui il Trofeo delle Alpi, un monumento romano dei tempi del regno dell’imperatore Augusto oltre al forte della Testa di Cane, senza dimenticare la chiesa di San Michele con le sue ispirazioni barocche, dove ammirare numerose opere pittoriche di qualità. Un patrimonio naturale e culturale ricco, che fa della Turbia una delle cittadine più affascinanti della Costa Azzurra.

Daniel Latif

Le Stealth de Boosted Board : l’alternative à la trottinette électrique

Impossible de ne pas croiser ces trottinettes électriques qui pullulent à travers les capitales européennes. Si ce moyen de locomotion séduit bon nombre d’adeptes de la mobilité électrique, il n’en reste pas moins un classique plus que déjà vu.

Pourtant, on commence à observer l’apparition de planches à rouler électriques. Venues tout droit des États-Unis, focus le précurseur d’un moyen de locomotion qui reste très méconnu encore aujourd’hui le longboard électrique.

Le Stealth est le nouveau longboard à moteur électrique de Boosted qui a lancé toute une déclinaison de la planche à rouler en version électrique.

Au-delà de l’image ludique, il s’agit là d’un vrai moyen de transport. En témoigne son prix 1 500 euros. Plus singulier, ce super skate vous procurera bien plus que les sensations de ride d’antan.

Oui, pour le skate du futur

On en a tous rêvé depuis tout petit, le hoverboard de Marty McFly dans Retour vers le futur. Voilà de quoi délaisser les transports en commun pour s’échapper en tapis volant comme Aladdin, connaître la sensation de caresse du vent le long du corps. Boosted Board est une société californienne qui réalise enfin le rêve de gosse avec un longboard aux grosses roues motorisées électriquement en propulsion grâce à un moteur d’une puissance de 2 100 watts.

Oui, pour son originalité

Tout le monde a une trottinette, elles foisonnent partout, sur les trottoirs, partout… Au-delà d’agacer profondément les piétons et automobilistes, elles véhiculent une image inhérente du conducteur irresponsable, qui ne respecte ni le code de la route, ni les piétons.

Le Stealth de Boosted Board est un état d’esprit différent qui vous permettra de sortir du lot des classiques trottinettes.

Oui, pour ses sensations de ride

Ses grosses roues de 85 mm, sa planche épaisse et la configuration longboard permettent une flexibilité, ce qui absorbe toutes les aspérités de la route, puis permet même d’affronter les routes pavées, ce qui n’était pas possible avec un longboard classique.

Certes, les jaloux l’appelleront le « skate du feignant » mais son atout notoire ici, c’est retrouver les sensations de glisse d’un skate et arriver à destination sans nécessairement se retrouver en nage.

Oui, pour son accessibilité

Faire du skate, du longboard en a toujours effrayé plus d’un. Que l’on se rassure, ici il n’est pas question d’effectuer des figures mais de se laisser glisser.

En effet, vous n’avez qu’à poser les pieds dessus et actionner la molette de la télécommande connectée en Bluetooth pour avancer, freiner ou reculer. La vitesse maximale, la puissance d’accélération est réglable selon 5 modes de ride :

Débutant : accélération limitée, vitesse maximum de 18 km/h, aucune pente.
Éco : accélération modérée, vitesse maximum de 26 km/h, petites pentes.
Expert : forte accélération, vitesse maximum de 32 km/h, dénivelé de pente de 20 %.
Pro : accélération extrême, vitesse maximum de 35 km/h, dénivelé de pente de 25 %.

Hyper : accélération maxi, vitesse maximum de 38 km/h, dénivelé de pente de 25 %

A vous de trouver le ratio équilibré entre vitesse et consommation. Plus vous allez vite, plus votre autonomie diminuera. Il existe quelques petites astuces comme lors des démarrages en côte, qui consistent à pomper manuellement au pied pour prendre de l’élan et ainsi préserver de précieuses ressources pour gagner plus de distance pendant vos trajets.

Simplicité et accessibilité. Les non skateurs trouveront rapidement leurs repères et l’équilibre qui vient instinctivement. Notons quand même que son rayon de braquage reste toutefois bien plus limité qu’une trottinette.

Oui, pour sa sécurité

Sur la boîte, dans le manuel, sur le site, dans les vidéos… il est rappelé qu’il faut rider avec un casque. L’entreprise californienne est plus qu’à cheval sur cette règle élémentaire et de fait, vous changez automatiquement de comportement puis adoptez une conduite plus prudente. Le Stealth Board étant dépourvu de freins, il vous faudra enclencher la marche arrière pour le faire ralentir. Tout se joue dans l’anticipation.

De plus, le Stealth émet un chuintement, telle une bise qui s’amplifie et interpelle les passants qui vous entendent arriver et s’écartent naturellement.

Oui, pour son utilisation au quotidien

Son autonomie varie entre 15 et 20km, selon votre corpulence, le type de routes que vous empruntez. On l’a essayé en ville, sur piste cyclable, sur des pavés, routes caillouteuses et même sur route départementale… Certes, il y a plus confortable mais cela n’arrête pas le Stealth. Contrairement au skate classique avec ses petites roues, les petites branches, câbles, petites bordures ou autres cailloux ne sont plus des freins à votre progression.

La multiplication des voies vélos dans les grandes villes, ne peuvent que conforter son utilisation dans les trajets intra-muros.

Lors des freinage la longboard permet la récupération d’énergie. Autre atout dans son utilisation au quotidien, la rapidité de recharge. En effet, le Stealth Board se recharge complètement en 1h30.

Sachez que si vous vous retrouvez sans batterie, vous pouvez toujours skater et avancer comme sur les longboards traditionnels sans endommager le skate, ni son moteur.

Oui et non pour son encombrement et son transport

Même si le chargeur, identique à celui d’un ordinateur portable se transporte aisément. Cela oblige à avoir un sac à dos. Enfin, sachez que la plupart des compagnies aériennes refusent de transporter les batteries électriques, que ce soit en cabine ou en soute pour des raisons de sécurité. Il s’agit là de son ultime inconvénient, et des plus frustrants.

Il reste toutefois pas pratique à transporter en main. En effet son poids de 8 kilos peut s’avérer relativement lourd à la longue si vous vous retrouvez à le trimballer. Enfin, vous devrez l’avoir toujours à portée de main ou en lieu sûr car il est impossible de l’attacher, comme un vélo.

On aime :
– Le côté sensations de glisse retrouvées du longboard, skateboard
– La qualité de fabrication
– Les grosses roues qui gomment les aspérités de la route

On n’aime pas :
– L’absence d’éléments phosphorescents ou lumineux pour être visible la nuit
– L’impossibilité de changer facilement la batterie et avoir plus d’autonomie
– Transport interdit en cabine et en soute d’avion

Verdict :

Véritable alternative aux trottinettes électriques, garantissant des sensations de roulage authentiques. Le Stealth Board s’illustre aussi bien en ville, qu’en campagne ou même sur des départementales où il permet une progression suffisamment rapide

Caractéristique techniques :

Poids 7,7 kg

Dimensions :

Longueur 96,5 cm
Largeur 28,7 cm
Hauteur 14,5 cm

Roues : 85 mm

Trucks 190 mm

Vmax 38 km/h

Batterie : 36V/199Wh

Possibilité de consulter les statistiques de rides via son téléphone avec l’App compatible iOS et Android

Daniel Latif
Photo : Julien Fautrat

Bien-être à Chartres à l’hôtel le Grand Monarque

En plein cœur de Chartres, en Eure-et-Loir, se trouve un lieu hors du temps où convivialité et détente sont de mise. Découvrez et plongez en toute sérénité pour un moment de bien-être à l’hôtel le Grand Monarque.

Situé à deux pas de la cathédrale de Chartres, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, mais également du Centre International du Vitrail et du Musée des Beaux-Arts, l’hôtel le Grand Monarque est un lieu idéal pour un week-end cocooning.

En effet, cet hôtel de charme mêle traditions et modernité, tout en conservant ses atouts de charmes tels qu’un SPA, bar et restaurants dont un gastronomique avec à son palmarès une étoile Michelin.

Un restaurant gastronomique d’exception

Si cet établissement existe depuis le XVIIème siècle, c’est sans doute par sa situation géographique exceptionnelle. Situé à mi-chemin entre Paris et la Loire ainsi qu’entre Orléans, l’Anjou, le Maine et la Touraine, cet hôtel préserve et dévoile depuis de nombreuses années un art de vivre à la française, tout en associant une pointe de modernité. Ce délicieux mélange, c’est à travers le restaurant gastronomique de l’établissement, le Georges que l’on peut l’admirer.

En effet, avec à son arc une étoile au Guide Michelin depuis 2009, ce restaurant qui a été baptisé en l’honneur de Georges Jallerat, le fondateur du Grand Monarque, réunit de savoureux ingrédients pour une recette unique et fusionne ainsi traditions et modernité.

C’est donc dans une salle principale lumineuse à l’atmosphère cosy, que le restaurant accueille les clients dans une décoration d’époque, faisant ainsi écho au passé du Grand Monarque. A la carte, les grands classiques de la gastronomie de Chartres sont proposés avec une touche et une pincée de contemporanéité, d’originalité, de fraîcheur et de fantaisie, révélant ainsi une cuisine inventive, subtile et raffinée.

Par ailleurs, à quelques pas de l’hôtel, des cours de cuisine sont organisés par l’ancien Chef étoilé du Grand Monarque, Laurent Clément. Ce dernier qui donnait au départ des cours dans les cuisines du Georges, propose aujourd’hui de partager son savoir-faire au “11 Cours Gabriel” en compagnie de Michaël Lebert, le second en pâtisserie, pour les amateurs comme pour les inconditionnels et fous de cuisine à travers différents thèmes, et il y en a pour tous les goûts et pour tous les âges.

Une brasserie traditionnelle et un lounge aux allures de décor de cinéma

Pour les plus conventionnels, la brasserie du Grand Monarque s’avère être conviviale et chaleureuse avec une cuisine traditionnelle. Située dans la cour intérieure de l’hôtel, avec comme agrément une grande verrière qui apporte luminosité et splendeur, cette brasserie offre des plats gourmands et frais de saisons.

Dans une ambiance plus calfeutrée, le Bar lounge, manifeste des allures de bar anglais grâce à ses fauteuils en cuir, ses boiseries ainsi que sa large gamme de whiskies. C’est donc dans un décor de film ou plutôt de cinéma, qu’il est possible de siroter les nombreux cocktails avec ou sans alcool proposés à la carte, des smoothies, spiritueux, liqueurs, jus de fruits ou bien boissons chaudes, ainsi que de déguster sur le pouce quelques plats ou assiettes suggérés dans une petite carte de restauration. Le temps s’est alors arrêté et l’on se croirait presque chez Hercule Poirot ou dans une salle du Cluedo.

Un SPA pour un moment unique de bien-être

Néanmoins, le principal atout de cet hôtel c’est évidemment l’opportunité de profiter d’un SPA dans un espace de 850m2. Et pour cause, ce SPA BeBy Monarque, offre un moment de détente, de relaxation et de cocooning grâce à une atmosphère zen et épurée. En plus des soins proposés par les esthéticiennes et coiffeuses, une salle de fitness est également mise à disposition 24H/24, dans ce palais de la beauté, de la forme et de la détente.

L’hôtel le Grand Monarque se révèle alors comme un établissement d’exception où gastronomie et détente sont les ingrédients miracles d’une recette unique et singulière pour un savoureux moment.

Le Grand Monarque
22 Place des Epars
28000 Chartres
Tel. 02 37 18 15 15

Daniel Latif

Montréal : L’État Unique d’Amérique

MontréalCurieusement, quand on évoque le Canada, on ne pense pas nécessairement à sa capitale Ottawa mais à Montréal. Étonnamment, Montréal, situé dans la région du Québec, n’en n’est pas non plus la capitale. Il s’agit tout simplement de la ville de Québec qui en est le chef lieu. Les Montréalais se sentent Québécois avant d’être Canadiens. Pourtant, leur équipe de hockey sur glace s’appelle les Canadiens de Montréal. Pour couronner le tout, elle arbore les couleurs bleu, blanc et rouge. L’hiver à Montréal, le thermomètre peut descendre jusqu’à -30 °C. Nonobstant toutes ces singularités, ce qui est des plus saisissant à Montréal, et, a fortiori au Québec, pouvant paraître anodin ou naturel pour le touriste, réside dans le fait que l’on y parle français. De surcroît, les Québécois sont particulièrement attachés à la langue française et usent d’un zèle notoire pour trouver des québécismes, sorte de néologismes exotiques imposés par des lois. Ces derniers ont cependant le mérite de préserver le rayonnement et la présence de notre belle langue, sans céder à la facilité de l’anglicisme. Voilà pourquoi, l’on peut qualifier cette région d’État unique des Amériques.

MONTRÉAL, UNE VILLE AU CARREFOUR DES ÉTATS-UNIS ET DE L’EUROPE

MontréalLa ville de Montréal s’illustre par sa dualité, alliant la vision de l’Amérique du Nord à l’Europe en fonction des quartiers. L’arrondissement du Plateau-Mont-Royal avec ses appartements de briques ne dépassant pas les trois étages, rappelle la Scandinavie. Sauf qu’ici, la cage d’escalier se trouve à l’extérieur pour gagner plus de place. Le quartier des affaires, situé en plein centre-ville aux alentours de la station de métro Peel, est reconnaissable avec ses hauts édifices et le foisonnement de gratte-ciel. Les voies sont larges, les rues, comme tracées à la règle, parfaitement parallèles et perpendiculaires. Les feux se trouvent de l’autre côté du carrefour. Le parc automobile se compose principalement de véhicules à essence avec des motorisations surdimensionnées. Les voitures n’ont pas de plaque d’immatriculation à l’avant. Sur celle à l’arrière, on peut lire la devise du Québec : “Je me souviens”. Les québécois seraient-ils rancuniers ? Ont-ils une mémoire infaillible ? Paradoxalement, lorsqu’on demande les origines ou sa signification, vous aurez pour seule explication : “Je ne m’en souviens plus…”.

LOIN D’ÊTRE FROIDS DANS LE GRAND FROID

Saint LaurentDe gros SUV aux grosses cylindrées qui ne détournent pas les conducteurs de leur courtoisie au volant. Respectueux des limitations de vitesse, ils ralentissent et s’arrêtent spontanément pour laisser le piéton traverser sans le presser — comportement qui semble être totalement inconnu des conducteurs français. À Montréal, la discipline et le civisme vont de pair : les piétons ne traversent pas n’importe où/comment. Tellement intraitables que si vous avez la malchance de marcher sur une piste de ski de fond, vous aurez le droit à un bon sermon avec l’accent québécois, c’est encore plus impressionnant. Comme tout le monde, on fait la ligne * pour prendre le bus et tous les titres de transport sont évidemment validés ! A l’opposé du Roissybus, dépourvu de wifi, le chauffeur Montréalais vous viendra en aide pour ranger votre valise et ainsi optimiser l’espace à l’intérieur et améliorer le confort des voyageurs. Dans le métro, personne ne saute les tourniquets, s’il ne reste qu’une seule place et que vous êtes en couple, l’on vous laissera volontiers la place, histoire de ne pas vous faire passer un sale trajet debout devant votre blonde *. “Ce n’est, certes, pas la plus belle ville du monde” reconnaît Martin, guide touristique de la ville, mais ce qui caractérise la ville de Montréal c’est sa “faible densité, l’absence de stress, l’enthousiasme des habitants et le côté sécurité de la ville”.
La présence policière est subtile. On peut sortir son téléphone portable en rue, dans le métro sans se soucier d’un vol à l’arrachée. Le seul risque à l’extérieur, si vous êtes un inconditionnel du clavardage *, est d’avoir les doigts congelés avant d’avoir pu terminer votre texto.
Vieux PortMême si le froid est sec, les habitants de Montréal le concèdent, “il fait frette *”. Les parcs sous la neige, donnent l’impression d’être à la montagne. Les lacs ayant gelé offrent de magnifiques cadres pour des patinoires naturelles. La plus romantique et impressionnante est celle du Vieux-Port où vous pourrez profiter d’une glace de qualité sur le fleuve du Saint-Laurent. Les plus courageux tiendront jusqu’à 22h pour observer le panorama sur le Vieux Montréal la nuit.
N’oubliez pas votre maillot ! Au risque de vous surprendre, par -30 ° C, les plus audacieux apprécieront de se baigner sous les flocons de neige, dans une piscine extérieure chauffée avec vue sur le quartier d’affaire à l’hôtel particulier, Le St-Martin, quatre diamants (équivalent à cinq étoiles français).

LA VIE OUTRE-ATLANTIQUE

Reuben's SandwichGastronomiquement, au vu des nombreux restaurants rapides *, on pourrait croire qu’il s’agit d’un avant-goût Étatsunien. “Presque mais en meilleur” selon Frédéric Mathieu, Chef français installé récemment à Montréal. Martin en est certain “À Montréal, on fait le meilleur bagel du monde”. Le secret pour réussir ce fameux pain rond serait d’y ajouter du miel à la fabrication pour le rendre plus moelleux. C’est ce bagel qu’utilisent Reuben’s Deli et Schwartz’s pour élaborer l’emblématique sandwich à la poitrine de bœuf fumée, autrement appelée par les juifs ashkénazes (de l’Europe l’est) : le pastrami.
Dans un registre moins diététique, il y a les hambourgeois * de Five Guys dont la qualité et le goût surpassent les Mc Donald’s et autres Burger King.
Résumer ainsi l’alimentation au Canada serait un parfait cliché. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, leur cuisine quelque peu réinventée, s’inspire clairement de la cuisine française. Si vous souhaitez manger santé *, il faudra faire un détour du côté du marché Jean Talon. Un marché pas comme les autres où vous trouverez tous les fruits — que vous pouvez goûter avant d’acheter — même hors saison, comme des fraises, au goût un peu trop bon et au dosage en sucre parfait et apparemment sans préservatifs *. Un large choix de sirop d’érable, dont celui de couleur claire, qui est rare en France car il nécessite 40 litres d’eau d’érable et donc plus fin en bouche. Sirops d'érableL’érable qui reste le produit phare du Canada puisqu’il est aussi décliné sous de nombreuses formes comme le beurre d’érable ou la tire d’érable sur neige ; l’érable à l’état pur est chauffé à 113,8 °, versé ensuite sur un lit de glace, prêt à être enroulé et dégusté tel une glace. Ce dernier coule également à flots sur les crêpes américaines *. Les meilleurs pancakes, à la fois en terme de fraîcheur et d’épaisseur, se trouvent au restaurant L’Avenue.
Néanmoins, aller au restaurant à Montréal n’est pas une sinécure. L’on vous assigne * une table : “Bonjour, ça va ?” vous lance le serveur. Ca y’est, vous êtes séduis et endossez à votre insu le rôle d’un chef de paie. Vous prenez conscience que le garçon n’est pas payé et que selon la coutume américaine, c’est à vous de payer le serveur, au minimum 15% de votre addition. Chez les 3 Brasseurs, on ne passe pas par quatre chemins, il est écrit en majuscule sur le ticket de caisse : “S.V.P PAYEZ VOTRE SERVEUR”. Ajoutez à cela la Taxe de vente du Québec de 10 % saupoudrez le tout d’une Taxe sur les produits et services de 5 %. Décidément bien salé, vous en oublierez presque que vous étiez venus pour manger !

DES CANADIENS PAS TRÈS CATHOLIQUES

Hockey sur glace - Centre BellLe hockey sur glace est “la religion” au Canada. On comprend pourquoi ce pays a été médaillé d’or aux Jeux Olympiques de Vancouver en 2010, puis en 2014 à Sotchi. Il suffit de vous balader avec un bonnet des Canadiens dans les rues de Montréal pour vous attirer la sympathie des supporters. Une ambiance que l’on peut retrouver lors d’un match où le show à l’américaine dans une immense arène nous transporte dans l’univers d’un sport institutionnel mais hélas méconnu du grand public européen. Les joueurs nous inviteraient presque à prendre un bâton * et une rondelle * pour les rejoindre. A défaut de pouvoir assister à un match, ne faîtes pas la gueule et allez boire une Belle Gueule accompagné d’une poutine, plat traditionnel québécois, à Poutineville où vous pourrez toujours suivre le match à la télévision. Mais attention à ne pas tomber dans le piège de la grande assiette, ces quelques dollars de différences risquent de vous rester sur la conscience et par la même occasion sur les poignées d’amour.
Le nom de la ville de Montréal viendrait sûrement de Jacques Cartier lorsqu’il gravit la montagne d’Hochelaga, il fut frappé par la beauté du paysage et le qualifia de « Mont Royal » qui au fil du temps devint “Montréal”. Ce “Mont Royal”, contrairement à l’ancienne candidate lors de l’élection présidentielle de 2007, porte bien son nom, puisque cette dernière n’a pas été si royale que cela lorsqu’elle prit position pour la souveraineté du Québec.
Pas étonnant aussi qu’Arnaud Montebourg, ancien porte-parole de Ségolène Royal, y voit dans cette ville une référence exemplaire, sûrement une source d’inspiration à appliquer à ses idéaux pour enfin aboutir sa politique de redressement productif.

Note de l’auteur : Tous les mots de cet article accompagnés d’un astérisque sont des anglicismes ou des québécismes qui ont été traduits à l’aide du Grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française car “il est tout à fait naturel de vouloir vivre et consommer en français au Québec.”

Daniel Latif

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Retour en enfance avec Tintin au Musée Hergé

Quand on pense à la Belgique on pense au chocolat, aux moules frites “Chez Léon”, au Thalys… Et quand on voyage en “Confort 1”, au calme dans des sièges confortables, avec des plats gourmands servis à notre place puis la presse internationale gratuite et des prises qui fonctionnent… On se dit que les Belges n’ont rien à envier à la 1ère classe de la SNCF.
En Belgique, l’on se fait la bise qu’une seule fois. A Bruxelles, prononcez Brussel, l’on répète tout deux fois : en français et néerlandais. Et lorsqu’on aperçoit au détour de la Grand Place le Manneken-Pis, on se dit qu’on l’imaginait trois fois plus grand !
La Belgique c’est également le pays de Hergé, le père d’un célèbre reporter que l’on appelle Tim en allemand, Tenten en turc, Kuifje en néerlandais ou plus communément en français : Tintin. Les aventures de Tintin ce sont 23 albums en bandes dessinées, traduits dans plus de 70 langues et dialectes. Une traduction qui a donné quelques variations linguistiques peuvent amuser le lecteur étranger notamment au niveau des noms de personnages. En Angleterre, le nom de Tintin ne change pas, cependant son inséparable compagnon y est rebaptisé Snowy, le Professeur Tournesol devient ainsi Professor Cuthbert Calculus et les Dupond et Dupont y sont plus connus sous l’identité de Thomson and Thompson.
Georges Rémi, alias Hergé, est l’inventeur d’un style sobre et précis : la ligne claire. À travers un parcours BD dans la capitale européenne, l’on peut se laisser surprendre devant des fresques murales de Boule et Bill, Quick et Flupke, Gaston Lagaffe, etc. Ces murs de bandes dessinées de la taille des immeubles sont un atout de charme et un agrément de nostalgie qui rappelle la fierté nationale.

LE PLUS CÉLÈBRE JURON DU CAPITAINE HADDOCK INSPIRE DU TURC

La vision de tous ces personnage provoque une réminiscence et l’on essaie de se rappeler quand est-ce qu’on a pris le temps d’ouvrir et de redécouvrir un album des gamins de Bruxelles, Quick et Flukpe. Que cela fait du bien de tourner simplement les pages et de tenir un support différent que celui d’un iPhone ou d’un iPad. Il était enfin temps de relire cet album de Tintin au Tibet qui trônait dans cette bibliothèque comme un trophée de collection qu’on n’a pas osé revendre. Quelle délectation de retrouver un ouvrage qui défend la langue française en y usant de belles tournures, du vocabulaire riche — “Bachi-bouzouk” du turc, qui signifie “tête déréglée” est le plus célèbre juron du Capitaine Haddock, varié : “Mille milliards de mille sabords de tonnerre de Brest !” et de surcroît permet de découvrir différentes cultures à travers un média qui a beaucoup perdu de sa popularité. Les jeunes ne lisent plus de bédé ! Ils n’ont pas eu cette chance d’avoir un membre de leur famille collectionneur, passionné qui leur aura transmis la curiosité, le plaisir de lire et de s’instruire ou simplement collectionner ce genre de bandes dessinées.
Pour se replonger dans cet univers, rien de mieux qu’un tour au musée Hergé, situé à Louvain-la-Neuve. Dans un lieu qui rompt avec l’urbanisme de Bruxelles où l’on rentre dans un espace lumineux démesuré et ouvert sur l’extérieur avec de grands vitrages en forme parallélogramme. On accède à plusieurs salles larges et volumineuses au style épuré et à l’éclairage tamisé pour découvrir des planches inédites. Toutes les coulisses de fabrication, les crayonnés, les planches originales à l’encre de chine, dont les traits dégagent une puissance et des expressions profondes.
Jusqu’au 26 janvier, le Musée Hergé refait vivre les aventures indiennes de Tintin à travers une exposition temporaire intitulée Allo Bruxelles ? Ici Rawhajpoutalah !

Aujourd’hui, le reporter du Petit Vingtième revendique plus d’un million de « J’aime » sur sa page facebook. Ce héros international a été décliné en boutiques dédié au personnage éponyme où l’on décline son image est déclinée en montres, bagages, vaisselle, t-shirts, linge de maison, fournitures de bureau, figurines, etc. Qui aurait pensé qu’un personnage de bande dessinée crée en 1929 aurait pu être adapté en dessin animé, en jeu vidéo puis au cinéma en 3D par Steven Spielberg ?
En effet, quand on pense à tout cela, on se dit qu’ils ne blaguent pas les Belges !

Musée Hergé
À lire : Musée Hergé par Michel Daubert aux Éditions La Martinière

Daniel Latif
Crédit photo : Olivier van de Kerchove

Suivez le nouveau guide

Le chanteur Madjao dans sa chanson Douce France s’interrogeait : “Les paysages de mon enfance, où sont-ils passés ? Douce France… L’industrie et les finances, les ont effacées”. Et il s’alarme à juste titre. Que serait une ville sans espace vert ? Les parcs et jardins sont des havres de paix essentiels pour échapper au fracas et tumulte du quotidien. Ces derniers précieux espaces encore préservés de la frénésie des groupes de Bâtiment travaux public qui déshumanisent et bétonnent à tout va. Fort heureusement, il y a encore des passionnés qui prennent soin et mettent en valeur ces espaces verdoyants. Ces artistes de l’ombre arrivent à ériger ces paysages au rang de patrimoine.

Et si l’on répertoriait ces petits coins de paradis comme l’on recense les meilleurs hôtels et tables ? Il ne s’agit pas d’établir un absurde classement inique mais plutôt d’effectuer une sélection dont la vocation serait simplement de guider. C’est bien évidemment dans ce sens, à la manière du fameux Guide Michelin, que Philippe Orain, Directeur de la collection des guides patrimoine chez Michelin, et son équipe éditoriale se sont attachés à élaborer ce Guide des Parcs et Jardins de France. Plusieurs paramètres ont été pris en compte pour constituer l’ouvrage, notamment le ressenti de la première impression, la notoriété, la présence de labels, la beauté et l’esthétique, l’agrément de la visite mais également les courriers des visiteurs et lecteurs des Guides Michelin.
Jean de La Bruyère avait ce critère — auquel j’adhère particulièrement et qui reste encore convenable aujourd’hui : la propriété d’un superbe édifice réside dans un tracé de “vastes et de délicieux jardins, dont l’enchantement soit tel qu’ils ne paraissent pas faits de la main des hommes”.

Au total, 207 jardins sont classés en six catégories : botanique/exotique, paysager, contemporain, régulier, de cottage et utilitaire. Sur ces derniers, trois sont classés 3 étoiles : le Parc du Château de Versailles, le Parc du Château de Vaux le Vicomte et les jardins du Château de Villandry.

Attardons-nous sur mon coup de cœur de l’année : le Château de Versailles, classé comme jardin utilitaire en raison de ses vergers et du Potager du Roi. Lieu de prédilection de Nicolas Guérin, spécialiste de l’Ancien Régime, il avoue ne pas se lasser de revivre les grandes ballades de Cour : “déambuler entre les arbres, ramasser un ou deux citrons par terre, prendre les allées secondaires, visiter les bosquets puis contempler les perspectives, admirer la puissance du Château qui contraste avec la légèreté des arrangements végétaux”. Pour lui, ce jardin royal est unique et reste difficile à saisir à cause de sa taille qui dépasse l’échelle humaine. C’est pour cela qu’il recommande de consacrer une journée entière pour prendre le temps de vivre chaque lieu, de préférence en semaine et hors saison car “à ce moment, le parc offre une dimension beaucoup plus poétique, personnelle et en plus il y a moins de monde”.

Une nouvelle référence de tourisme dédié aux plus beaux parcs et jardins de France vient agrandir la famille des Guides Michelin. Des pneumatiques, élément des plus importants si l’on veut partir en vadrouille, à une sélection des meilleures tables et chambres d’hôtes avec le fameux Guide Rouge, mais également un choix d’itinéraires pour découvrir les régions avec le Guide Vert. Bibendum n’a de cesse d’inviter au voyage.

Daniel Latif