Ces boissons qui ont trinqué dans les cafés

Ricqles« Qu’est-ce que je vous sers ? » me lance la serveuse. Je réponds aussitôt : « La carte s’il vous plaît ». Indécis, moi ? Non, varions les plaisirs ! Me voilà plongé dans une interminable carte. Un jus ? Pas tomate, je viens d’en prendre un dans l’avion. Carotte ? Eu égard du prix, il porte bien son nom. Une orange ? Elle était trop concentrée. Pamplemousse, en bouteille également. La seule chose de pressée ici, c’est la serveuse.

Je referme la carte et entame un long cogito. « Vous avez choisi ? » Non mais vous allez peut-être me suggérer quelque chose d’original ? Un café ? Que s’il est turc. Ah, c’est un Nespresso… Ok, what else ? Avez-vous du Pepsi ? Coca ?! Un Coca vanille alors. Non plus ? Et du Ricqlès ? Vous n’en vendez plus depuis 50 ans ? Voyons, vous ne les faîtes pas ! Une Suze ? Elle me regarde interdite. Bah quoi ? Suzer n’est pas tromper ?

Je prendrai bien un cidre. Pas de bol et encore moins de bolée. Oserai-je faire l’affront de demander un Canada Dry ? Allez, va pour une mousse. Une Carlsberg mais en fût. Mettrai-je trop de pression ? Face à l’insuccès de mes desiderata, je m’enquis si l’établissement proposait du vin chaud. En vain, on me proposa un Grog. Je devais passer pour un grand malade.

Après moult concessions, je me résignais à prendre un chocolat chaud mais ce fut « trop tard, on ne sert plus de boissons chaudes à cette heure-ci ». Tiens donc.
Toujours dans ma posture Cogito ergo sum, j’aperçus dans le regard de la barmaid une circonspection digne de Mojito ergo soul. Finalement, j’optai pour un Schweppes. La serveuse, bouche bée. Eh oui… What did you expect ?

Daniel Latif

Cruiser en plastique ou bois ? Le skate dans tous ses états !

Skate cruiser plastiqueQuelle est cette planche que bon nombre de jeunes branchés trimbalent à travers les rues de Paris ? Dans les années 2000, l’on assistait au retour de la trottinette, mais c’était incommode à transporter une fois pliée et surtout cela reflète une image assez puérile. En 2007, les Vélib’ sont arrivés mais ces vélos trop lourds, impersonnels et la plupart du temps esquintés ont vite fait déchanter les plus grands cyclistes. Depuis l’été 2014, un surprenant moyen de locomotion a fait son retour : le skateboard. Cependant, celui-ci a cette curieuse particularité : il est en plastique ! Au grand dam de certains puristes.
De surcroît, ce dernier se trouve dépourvu de grip et arbore un panachage de couleur flashy. Équipé de quatre grosses roues, le “Cruiser”, autrement dit skateboard de petit format, voudrait nous faire croire à un nouveau concept : se déplacer en ville tout en faisant du sport ! Alors pourquoi un tel engouement envers une activité qui, autrefois, effrayait de nombreux profanes ?

LE SKATE, C’EST KITSCH !

Cruisers skateEn voilà une belle idée, mais les apparences sont trompeuses. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer attentivement leurs propriétaires skate à la main, pour s’apercevoir qu’il s’agit d’un accessoire de mode des plus kitsch. En effet, ce sont des hipsters, pour la plupart, souhaitant étoffer leur style, dont une grande majorité de filles qui débutent et qui ne savent pas en faire. Les plus honnêtes avoueront même n’avoir aucun équilibre.
Toutefois, les utilisateurs de Cruisers en plastique ne sont pas tous novices. En effet, Thomas, designer à Paris, fait du skate depuis l’âge de huit ans. Il y un an, ce passionné s’est « ouvert à tous les aspects de la discipline » et s’est initié au skate en plastique. Son Cruiser, c’est son moyen de locomotion pour aller travailler. « L’avantage, c’est qu’il est beaucoup plus durable qu’un skate en bois et que je peux l’utiliser même en cas de pluie » renchérit-il.
Lorsque l’on monte dessus, l’adhérence laisse à désirer car la chaussure dérape et, à moins d’être un enfant, la planche s’enfonce, ce qui crée une désagréable sensation pendant la glisse. Le skate en plastique s’avère concrètement un gadget beaucoup trop cher pour ce qu’il offre réellement.

PLASTIQUE OU BOIS ? DEUX MONDES À PART

skateboard

Puis, il y a les connaisseurs qui ne conçoivent pas le skate autrement qu’en bois. Ces riders ont la philosophie du skateboard mais ne sont pas nécessairement des adeptes de skate park. Effectivement, les Cruisers ne sont pas faits pour réaliser des figures. Ils l’utilisent comme moyen de transport et se jouent du trafic chaotique parisien, rattrapent les bus et profitent des aménagements de pistes cyclables protégés. Ses adeptes ont tous les âges, et les dimanches sur les quais en bord de Seine l’on peut croiser des parents qui se sont replongés dans leur passion d’ado, les plus aventuriers d’entre eux ont même tenté le longboard, pour accompagner leurs enfants en balade. Comme son nom l’indique, le longboard est un skate de grande taille fait pour les descentes et la glisse à haute vitesse, entre autres.

L’alliance du matériau noble en bois au confort de roulage offert par les grosses roues, qui gomment les imperfections de la route et atténuent les vibrations, crée une nouvelle sensation plus agréable lors de la glisse. Un des agréments auquel Thomas reste encore attaché. Ce dernier confie regretter les sensations du skate d’antan. C’est pourquoi, il réfléchit sérieusement à revenir sur un Cruiser en bois pour « retrouver la légerté et la maniabilité » du skate traditionnel.

LES SKATEURS PARTENT EN CRUISADE

Cruiser skateSimple effet de mode ou réelle alternative aux transports classiques ? Que la RATP se rassure, que les concessionnaires et les pétroliers s’apaisent… Le phénomène skate est loin d’être pandémique. La pluie et le mauvais temps sauront raisonner les quelques tentés de la glisse. Les longues distances sauront également les faire déchanter. Au-delà de cet insignifiant débat, les skateurs ont encore de beaux jours devant eux car nos élus n’ont pas encore pris le temps d’une réflexion concernant la réglementation de la pratique du skateboard qui, d’ores et déjà, considérée comme problématique en matière de déplacement urbain. Et fort heureusement, car dans le cas échéant, le gouvernement se verrait obligé de se pencher sur ce dossier et mettre à contribution ces poids plumes, d’une façon ou d’une autre, en leur administrant ce que les poids lourds n’ont pas voulu entendre…

Daniel Latif

La Coupe du monde

equipe de france francois hollandeCet été, le foot, vous ne pourrez pas y couper.
Pendant que certains ont le souffle coupé devant la défaite de l’Espagne qui s’est faite couper l’herbe sous le pied par le Chili, pour d’autres, la coupe est pleine.

L’Italie qui s’est inclinée face à l’Uruguay, pourra se consoler à la maison devant une coupe de glace. Ceux qui voient la coupe à moitié vide, vous couperont la parole avec des discours coupés-collés à vous faire ouvrir les yeux comme des soucoupes.

“Tout ça pour une coupe ?” lanceront-ils, puis coup par coup, ils vous raconteront le nombre de coupures que touchent les joueurs qui n’ont jamais connu les coupes budgétaires.

Jusque là, pas de vrai scoop, ni de quoi vous couper le sifflet. Et puis certains médias qui vont même tergiverser sur la coupe des Bleus avec Franck Provost qui n’a pas coupé les cheveux en quatre sur ce phénomène de retour à la coupe au bol et a eu le courage et l’honnêteté de reconnaître que “c’est pas très beau”.coupe ballon

Le couperet est tombé pour Paul Pogba, Olivier Giroud et Mathieu Debuchy. A défaut de pouvoir s’acheter une nouvelle coupe de cheveux, ils sont certainement en bonne position pour soulever la coupe, qui, a fortiori contiendra du Champagne ! C’est tout ce qu’on leur souhaite.

Daniel Latif

Le jour où je me suis mis au bricolage !

Certes, j’ai déjà monté un meuble Ikéa. J’en ai même démonté et remonté plusieurs…

GérardPas de quoi casser des briques… Et j’en ai également démonté, sans le vouloir réellement. Les seuls parpaings que j’ai soulevés ont été ceux des Gérard. J’avoue, ma fibre du bricolage s’arrête là. Je préfère aller briquer les meubles et ainsi laisser aux professionnels ou bricoleurs du dimanche le soin de percer, ou la responsabilité de rater, un trou dans un mur. Pensant m’être facilement dispensé de cette besogne, je m’amusais à suivre le feuilleton des condamnations de l’enseigne Bricorama.

J’accompagnais volontiers des amis dans leurs quêtes interminables d’outillages et d’autres bricoles à travers de nombreux bric-à-brac. Leroy Merlin, Castorama, BHV, on y trouve de tout, imbriqué partout, mais surtout de n’importe quoi !

Et devinez quoi ?

Certaines bricoles, des broutilles, pas plus grandes qu’un briquet coûtent une brique. Autant me mettre à la cuisine, j’aurais certainement plus de succès dans la préparation de Brick et Börek ! Mais je n’inviterai pas Nicole Bricq, même s’il lui est récemment arrivé quelques bricoles parce que le repas servi à l’Élysée aurait, à l’entendre, même dégoûté un lombric. Quand on y repense… 4,4 millions d’euros annuels aux frais du contribuable, tout ça pour avoir quelque chose de “dégueulasse” dans l’assiette… A ce prix-là, elle aurait dû convoquer le Chef et toute sa brigade, puis faire un tour du côté des fourneaux, histoire de comprendre ce qu’ils fabriquent. Et pendant ce temps, d’autres mangent des briques. Cela dit, voyant que l’algébrique n’était pas vraiment le fort de la Ministre du Commerce, Manuel Valls a préféré mettre fin à ce bricolage.

Oui, je sais, un billet d’humeur de ce genre n’aurait pas inspiré Kubrick. La prochaine fois, promis, je change de rubrique et j’écrirai quelque chose de plus lubrique.

Daniel Latif

Montréal : L’État Unique d’Amérique

MontréalCurieusement, quand on évoque le Canada, on ne pense pas nécessairement à sa capitale Ottawa mais à Montréal. Étonnamment, Montréal, situé dans la région du Québec, n’en n’est pas non plus la capitale. Il s’agit tout simplement de la ville de Québec qui en est le chef lieu. Les Montréalais se sentent Québécois avant d’être Canadiens. Pourtant, leur équipe de hockey sur glace s’appelle les Canadiens de Montréal. Pour couronner le tout, elle arbore les couleurs bleu, blanc et rouge. L’hiver à Montréal, le thermomètre peut descendre jusqu’à -30 °C. Nonobstant toutes ces singularités, ce qui est des plus saisissant à Montréal, et, a fortiori au Québec, pouvant paraître anodin ou naturel pour le touriste, réside dans le fait que l’on y parle français. De surcroît, les Québécois sont particulièrement attachés à la langue française et usent d’un zèle notoire pour trouver des québécismes, sorte de néologismes exotiques imposés par des lois. Ces derniers ont cependant le mérite de préserver le rayonnement et la présence de notre belle langue, sans céder à la facilité de l’anglicisme. Voilà pourquoi, l’on peut qualifier cette région d’État unique des Amériques.

MONTRÉAL, UNE VILLE AU CARREFOUR DES ÉTATS-UNIS ET DE L’EUROPE

MontréalLa ville de Montréal s’illustre par sa dualité, alliant la vision de l’Amérique du Nord à l’Europe en fonction des quartiers. L’arrondissement du Plateau-Mont-Royal avec ses appartements de briques ne dépassant pas les trois étages, rappelle la Scandinavie. Sauf qu’ici, la cage d’escalier se trouve à l’extérieur pour gagner plus de place. Le quartier des affaires, situé en plein centre-ville aux alentours de la station de métro Peel, est reconnaissable avec ses hauts édifices et le foisonnement de gratte-ciel. Les voies sont larges, les rues, comme tracées à la règle, parfaitement parallèles et perpendiculaires. Les feux se trouvent de l’autre côté du carrefour. Le parc automobile se compose principalement de véhicules à essence avec des motorisations surdimensionnées. Les voitures n’ont pas de plaque d’immatriculation à l’avant. Sur celle à l’arrière, on peut lire la devise du Québec : “Je me souviens”. Les québécois seraient-ils rancuniers ? Ont-ils une mémoire infaillible ? Paradoxalement, lorsqu’on demande les origines ou sa signification, vous aurez pour seule explication : “Je ne m’en souviens plus…”.

LOIN D’ÊTRE FROIDS DANS LE GRAND FROID

Saint LaurentDe gros SUV aux grosses cylindrées qui ne détournent pas les conducteurs de leur courtoisie au volant. Respectueux des limitations de vitesse, ils ralentissent et s’arrêtent spontanément pour laisser le piéton traverser sans le presser — comportement qui semble être totalement inconnu des conducteurs français. À Montréal, la discipline et le civisme vont de pair : les piétons ne traversent pas n’importe où/comment. Tellement intraitables que si vous avez la malchance de marcher sur une piste de ski de fond, vous aurez le droit à un bon sermon avec l’accent québécois, c’est encore plus impressionnant. Comme tout le monde, on fait la ligne * pour prendre le bus et tous les titres de transport sont évidemment validés ! A l’opposé du Roissybus, dépourvu de wifi, le chauffeur Montréalais vous viendra en aide pour ranger votre valise et ainsi optimiser l’espace à l’intérieur et améliorer le confort des voyageurs. Dans le métro, personne ne saute les tourniquets, s’il ne reste qu’une seule place et que vous êtes en couple, l’on vous laissera volontiers la place, histoire de ne pas vous faire passer un sale trajet debout devant votre blonde *. “Ce n’est, certes, pas la plus belle ville du monde” reconnaît Martin, guide touristique de la ville, mais ce qui caractérise la ville de Montréal c’est sa “faible densité, l’absence de stress, l’enthousiasme des habitants et le côté sécurité de la ville”.
La présence policière est subtile. On peut sortir son téléphone portable en rue, dans le métro sans se soucier d’un vol à l’arrachée. Le seul risque à l’extérieur, si vous êtes un inconditionnel du clavardage *, est d’avoir les doigts congelés avant d’avoir pu terminer votre texto.
Vieux PortMême si le froid est sec, les habitants de Montréal le concèdent, “il fait frette *”. Les parcs sous la neige, donnent l’impression d’être à la montagne. Les lacs ayant gelé offrent de magnifiques cadres pour des patinoires naturelles. La plus romantique et impressionnante est celle du Vieux-Port où vous pourrez profiter d’une glace de qualité sur le fleuve du Saint-Laurent. Les plus courageux tiendront jusqu’à 22h pour observer le panorama sur le Vieux Montréal la nuit.
N’oubliez pas votre maillot ! Au risque de vous surprendre, par -30 ° C, les plus audacieux apprécieront de se baigner sous les flocons de neige, dans une piscine extérieure chauffée avec vue sur le quartier d’affaire à l’hôtel particulier, Le St-Martin, quatre diamants (équivalent à cinq étoiles français).

LA VIE OUTRE-ATLANTIQUE

Reuben's SandwichGastronomiquement, au vu des nombreux restaurants rapides *, on pourrait croire qu’il s’agit d’un avant-goût Étatsunien. “Presque mais en meilleur” selon Frédéric Mathieu, Chef français installé récemment à Montréal. Martin en est certain “À Montréal, on fait le meilleur bagel du monde”. Le secret pour réussir ce fameux pain rond serait d’y ajouter du miel à la fabrication pour le rendre plus moelleux. C’est ce bagel qu’utilisent Reuben’s Deli et Schwartz’s pour élaborer l’emblématique sandwich à la poitrine de bœuf fumée, autrement appelée par les juifs ashkénazes (de l’Europe l’est) : le pastrami.
Dans un registre moins diététique, il y a les hambourgeois * de Five Guys dont la qualité et le goût surpassent les Mc Donald’s et autres Burger King.
Résumer ainsi l’alimentation au Canada serait un parfait cliché. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, leur cuisine quelque peu réinventée, s’inspire clairement de la cuisine française. Si vous souhaitez manger santé *, il faudra faire un détour du côté du marché Jean Talon. Un marché pas comme les autres où vous trouverez tous les fruits — que vous pouvez goûter avant d’acheter — même hors saison, comme des fraises, au goût un peu trop bon et au dosage en sucre parfait et apparemment sans préservatifs *. Un large choix de sirop d’érable, dont celui de couleur claire, qui est rare en France car il nécessite 40 litres d’eau d’érable et donc plus fin en bouche. Sirops d'érableL’érable qui reste le produit phare du Canada puisqu’il est aussi décliné sous de nombreuses formes comme le beurre d’érable ou la tire d’érable sur neige ; l’érable à l’état pur est chauffé à 113,8 °, versé ensuite sur un lit de glace, prêt à être enroulé et dégusté tel une glace. Ce dernier coule également à flots sur les crêpes américaines *. Les meilleurs pancakes, à la fois en terme de fraîcheur et d’épaisseur, se trouvent au restaurant L’Avenue.
Néanmoins, aller au restaurant à Montréal n’est pas une sinécure. L’on vous assigne * une table : “Bonjour, ça va ?” vous lance le serveur. Ca y’est, vous êtes séduis et endossez à votre insu le rôle d’un chef de paie. Vous prenez conscience que le garçon n’est pas payé et que selon la coutume américaine, c’est à vous de payer le serveur, au minimum 15% de votre addition. Chez les 3 Brasseurs, on ne passe pas par quatre chemins, il est écrit en majuscule sur le ticket de caisse : “S.V.P PAYEZ VOTRE SERVEUR”. Ajoutez à cela la Taxe de vente du Québec de 10 % saupoudrez le tout d’une Taxe sur les produits et services de 5 %. Décidément bien salé, vous en oublierez presque que vous étiez venus pour manger !

DES CANADIENS PAS TRÈS CATHOLIQUES

Hockey sur glace - Centre BellLe hockey sur glace est “la religion” au Canada. On comprend pourquoi ce pays a été médaillé d’or aux Jeux Olympiques de Vancouver en 2010, puis en 2014 à Sotchi. Il suffit de vous balader avec un bonnet des Canadiens dans les rues de Montréal pour vous attirer la sympathie des supporters. Une ambiance que l’on peut retrouver lors d’un match où le show à l’américaine dans une immense arène nous transporte dans l’univers d’un sport institutionnel mais hélas méconnu du grand public européen. Les joueurs nous inviteraient presque à prendre un bâton * et une rondelle * pour les rejoindre. A défaut de pouvoir assister à un match, ne faîtes pas la gueule et allez boire une Belle Gueule accompagné d’une poutine, plat traditionnel québécois, à Poutineville où vous pourrez toujours suivre le match à la télévision. Mais attention à ne pas tomber dans le piège de la grande assiette, ces quelques dollars de différences risquent de vous rester sur la conscience et par la même occasion sur les poignées d’amour.
Le nom de la ville de Montréal viendrait sûrement de Jacques Cartier lorsqu’il gravit la montagne d’Hochelaga, il fut frappé par la beauté du paysage et le qualifia de “Mont Royal” qui au fil du temps devint “Montréal”. Ce “Mont Royal”, contrairement à l’ancienne candidate lors de l’élection présidentielle de 2007, porte bien son nom, puisque cette dernière n’a pas été si royale que cela lorsqu’elle prit position pour la souveraineté du Québec.
Pas étonnant aussi qu’Arnaud Montebourg, ancien porte-parole de Ségolène Royal, y voit dans cette ville une référence exemplaire, sûrement une source d’inspiration à appliquer à ses idéaux pour enfin aboutir sa politique de redressement productif.

Note de l’auteur : Tous les mots de cet article accompagnés d’un astérisque sont des anglicismes ou des québécismes qui ont été traduits à l’aide du Grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française car “il est tout à fait naturel de vouloir vivre et consommer en français au Québec.”

Daniel Latif

Lire la suite