Ça va péter ! L’ultime atome est lancé…

Ça va péter ! Le titre annonce déjà la tonalité de la pièce de théâtre écrite par Maxime Greslé. Ce dernier accompagné de sa troupe, la Compagnie les 3 portes, monte sur les planches du Guichet Montparnasse pour mettre en garde sur les prochaines catastrophes écologiques à venir sur terre.

Aux côtés de son ami Cédric Taillon, Président d’une association écologique, ils se battent contre le projet d’implantation d’une centrale nucléaire. Maxime est un militant écolo, arborant foison de macarons et pin’s revendiquant ses engagements Agriculture Biologique, Anti OGM, Recyclage, etc. Il incarne la figure de pédagogue qui n’hésite pas à faire culpabiliser son entourage, y compris la Baronne von Derrière, une fervente écolo interprétée par Solenn Beauvais, en condamnant toutes leurs mauvaises habitudes au quotidien.

Ça va péter ! est une véritable réappropriation contemporaine et dynamique du théâtre de Boulevard, avec son dessein de divertissement, mais conserve cependant une forte tendance moralisatrice véhiculée tout au long de la pièce. En effet, l’auteur arrive, grâce à un procédé de mise en abyme, à donner un cours à sa secrétaire, Anne Vaillant, sur le tri des déchets à la manière de C’est pas sorcier puis entraîne le spectateur à travers un quizz saugrenu qui allie un mélange de Questions pour un Champion et de Qui veut gagner des Millions où le public participe à la pièce et donne son avis.

Les plus écolos seront sans doute ravis d’entendre qu’il est préférable d’oublier “les vacances à l’île Maurice” car “trop loin” et que “l’avion” rime avec “pollution” alors qu’il y a plein de belles destinations tout près de chez nous desservies en train. Les moins extrêmes seront surpris d’apprendre qu’un mégot de cigarette suffit à “polluer 500 litres d’eau” et que “rien ne vaut une bonne petite pipe”. De nombreux exemples ludiques sont parsemés dans la pièce, servis par Maxime qui a le don de les sortir dans les moments les plus inattendus. Suite à la réception d’une lettre anonyme contenant une menace de mort, ce dernier se lamente sur le fait que l’expéditeur ait utilisé « du papier non recyclé” ou encore lorsqu’il se fait braquer une arme contre lui, de lancer : “vos balles contiennent-elles du mercure ?

Hasard du calendrier ou prophétie de l’auteur, six jours après la première mise en scène au théâtre des Deux Rêves, le réacteur nucléaire de Fukushima se fissurait… Deux semaines après leur première représentation au Guichet Montparnasse, c’est un autre incident nucléaire qui se produit à Marcoule.

A une époque où la “Nicolas Hulot attitude” a tendance à lasser l’opinion, Maxime Greslé se félicite sur le choix épineux du thème autour duquel la pièce tourne : “On n’est pas démodés !” lance-t-il en rigolant. Il reconnaît qu’il partage la même idéologie que le personnage éponyme qu’il incarne, tout en étant un brin moins zélé. “Hélàs, je ne suis pas un bon exemple, avoue Maxime, j’ai des petites failles, je suis un accro du portable.

Ca va péter ! est une pièce dynamique à l’intrigue bien ficelée et aux nombreux coups de théâtre, mise en scène par Mélody Garotin, “avec des acteurs pas connus”, comme le dit Cédric Taillon, mais dont la performance épate. Une comédie de la Compagnie les 3 portes qui leur ouvrira un brillant avenir sur les planches.

Les mercredis, jeudis, vendredis et samedis à 22h
au Guichet Montparnasse

Les délices allemands s’invitent à Paris

Le Stube, c’est l’esprit du Konditorei, salon de thé allemand avec les nombreuses pâtisseries et douceurs exposées en vitrine, et du snack allemand, où l’on retrouve la fameuse “Currywurst”, saucisse au curry, servie dans sa barquette. La boutique propose de déguster les spécialités germaniques sur place, Imbiss (sur le pouce) ou à emporter.

L’esprit germanique y est omniprésent : de la Fritz-limonade typique d’Hambourg, à la moutarde sucrée, jusqu’aux conversations en allemand des germanophiles qui viennent en famille retrouver les spécialités. Le Stube se veut flexible et ouvert. En effet, même si ce n’est pas précisé, l’enseigne offre la possibilité d’y petit-déjeuner puis en dépit de la mention “dernière commande à 21h” sur la carte, le maître des lieux, Gerhard Weber, fait preuve de flexibilité et d’intelligence en faisant des exceptions aux clients retardataires : “Comme les clients sont gentils et reconnaissants, chacun y met du sien et ça fonctionne parfaitement !”, explique-t-il.

Dans une ambiance de proximité et agréable, les clients échangent avec le patron qui leur recommande ses coups de coeur. Gerhard Weber tient à remettre les plats typiques, comme la Choucroute, au goût du jour, en la revisitant, dans une version moins grasse et plus douce, pour le plaisir de tous : “Contrairement à ce qu’on pense, c’est un plat léger et plein de vitamines” explique-t-il. Ici l’aspect snack ne sous-entend pas malbouffe. En effet, il est facile de colorer son assiette en optant pour le “Fleischstrudel”, préparation culinaire roulée dans une fine pâte, accompagnée de riz mélangés et légumes croquants cuits à la vapeurs à la viande de bœuf, poitrine fumée et tomates, sauce Joghurt à la ciboulette.

Pour terminer en beauté, rien de tel qu’un sablé aux noix au caramel et marzipan. Après ce délice, mon champ lexical allemand refait surface et le premier mot qui me vient à l’esprit est “Lecker !”.

http://www.lestube.fr

Le Stube
31 rue de Richelieu
75001 Paris