La patinoire la plus « hyggeligt » du Danemark

Située au cœur de Copenhague, sur la mythique place de Kongens Nytorv, non loin du palais d’Amalienborg, résidence de la famille royale, une scène presque irréelle se dévoile chaque hiver. Juste devant l’iconique hôtel D’Angleterre, une patinoire éphémère s’installe, défiant la solennité du lieu par sa poésie glacée.

L’imposante façade de l’hôtel, mêlant élégamment architecture victorienne et raffinement scandinave, est notoirement connue dans tout le nord de l’Europe pour ses décorations somptueuses et ses illuminations spectaculaires, capables à elles seules de faire oublier les longues nuits d’hiver.

À la tombée du jour, Rexh Shala, responsable de la patinoire, enclenche l’immense guirlande de LED qui enserre l’anneau de glace : « c’est plus hyggeligt ainsi ? » lance-t-il à sa collègue, qui acquiesce aussitôt d’un sourire complice.

« Hygge »… Rexh s’amuse de ce mot que tout le monde tente de traduire. « Le hygge, ça ne se définit pas vraiment. Ça veut juste dire prendre du bon temps, rendre un moment plus cozy et profiter ». Et ici, le concept semble avoir trouvé son écrin parfait.

Installer une telle patinoire au cœur de la capitale danoise n’est pas une mince affaire. Près de deux semaines de travail ont été nécessaires, suivies d’un entretien quotidien minutieux. Un effort largement récompensé : depuis 1999, la patinoire revient chaque hiver, ajoutant une couche supplémentaire de magie et de hygge à cette place royale déjà chargée d’histoire.

Selon plusieurs médias danois, Katy Perry et Orlando Bloom auraient même été aperçus patinant incognito avec leurs enfants. Difficile de résister à l’appel de la glace lorsqu’on séjourne juste en face d’un tel décor.

Parmi les patineurs du jour, Arthur Lervad, menuisier-ébéniste, vient tout juste de s’offrir une paire de patins Bauer. De passage par hasard sur la place, il n’a pas résisté à la tentation d’essayer immédiatement son nouveau cadeau. Un tour, puis deux. Le geste revient vite. Le coup de patin n’a pas été oublié.Arthur se dit « ravi de reprendre le patin à glace, nouvelle résolution de l’année, surtout après huit ans sans patiner ».

Bien calé dans ses Bauer Supreme M40, qu’il juge particulièrement agiles, il rappelle que le patinage est avant tout une question de confort. Pour tout bon patineur, avoir ses propres patins reste essentiel.

Une patinoire circulaire en plein centre-ville, sur une place aussi emblématique, à deux pas de Nyhavn. Ici, personne ne semble pressé. Tout est extravagant, presque irréel, et pourtant profondément apaisant. Les bancs originels de la place, restés accessibles malgré l’installation, invitent à s’y poser quelques instants, à observer, à mieux saisir l’âme de Kongens Nytorv et à en apprécier chaque détail : « c’est un plaisir à regarder », commente Andréa, étonnée de n’avoir vu personne tomber pour le moment.

Au fil des tours, le panorama se dévoile et se redécouvre sans cesse. Le regard glisse sur le patrimoine danois : au centre, la majestueuse statue équestre de Christian V, sculpture baroque datant de 1688 ; un peu plus loin, le Théâtre royal danois ; l’Académie royale des beaux-arts installée dans le palais de Charlottenborg ; l’ambassade de France, dont l’énorme panneau publicitaire, érigé depuis de nombreuses années, vient malheureusement gâcher la vue sur ce bâtiment historique de 1683. Dans le prolongement, les façades multicolores typiquement danoises de Nyhavn, puis Magasin du Nord, ce grand magasin de style Renaissance. La boucle est bouclée.

Il ne manque plus que la neige pour parfaire cette carte postale de Copenhague. Le temps d’un surfaçage, et le miracle se produit. Confirmé par les cris d’émerveillement des passants et des patineurs, les premiers flocons commencent à tomber, de plus en plus nombreux. Les enfants exultent, les adultes retrouvent le sourire. Chacun ralentit, observe et savoure cet instant tant attendu depuis Noël.

Malgré le froid redoutable, la place de Kongens Nytorv n’a jamais semblé aussi chaleureuse, encore plus féerique, enveloppée dans cette parenthèse hivernale où le hygge prend tout son sens.

Daniel Latif
Photos: DL /DR

2026, inattendue, déjà savoureuse

Plusieurs plans m’avaient été proposés : une « masquerade party » — bof — ou une « dancing music party ». Non, merci.

Aucune envie d’un dîner guindé, encore moins de vivre l’impatience artificielle du passage à 2026. Juste celle de prendre le temps. Du bon temps. Sereinement. Il faut le reconnaître : pas de plans a souvent été le meilleur plan. Alors suivons cette philosophie et embrassons la Saint-Sylvestre dans ce qu’elle a de plus précieux : la spontanéité.

Le dîner de réveillon s’improvise ainsi, presque naturellement, chez Mikkeller Færgekroen, au cœur du plus ancien parc d’attractions du monde : le Tivoli. Aucune réservation, évidemment. Mais Clara — serveuse solaire et attentive — trouve une solution.

Me voilà installé face au lac des jardins du Tivoli, là où se déroule un spectacle d’illuminations d’inspiration féerique : lumière, son, laser, feu, fumée et eau s’unissent dans une chorégraphie inspirée de Casse-Noisette, portée par le fil d’or de la musique de Tchaïkovski.

Le hasard fait bien les choses. La rencontre d’un couple bourguignon, venu célébrer un anniversaire, se transforme en discussion chaleureuse, puis en tablée partagée. Le réveillon prend corps.

À table, la tradition danoise se raconte avec sincérité. Des plats classiques, préparés avec soin, à partir d’ingrédients locaux de grande qualité. Le menu de Noël met à l’honneur le pâté de foie maison, le filet de carrelet croustillant, le généreux schnitzel viennois ou encore la poitrine de porc lentement rôtie. La maison excelle aussi dans l’art du smørrebrød, ces sandwichs ouverts emblématiques, travaillés avec précision, saisonnalité et ce savoir-faire danois justement réputé.

Ce soir, je choisis un grand classique : le Stjerneskud, garni de crevettes et d’œufs de truite. Une explosion de fraîcheur, nette, élégante. Pour accompagner ce plat à la fois savoureux et familier, une stout export sélectionnée par le brasseur Mikkeller : ronde, profonde et réconfortante.

En dessert, le patrimoine gastronomique danois s’invite à nouveau avec un divin risalamande. Et pour conclure, un havtorn snaps : doux, subtilement parfumé à l’argousier, préparé maison. Servi jusqu’à ras bord, comme la tradition l’exige. Skål !

Le froid est mordant, mais ici, le bon sens règne encore. Lampes chauffantes à l’extérieur, chaleur de l’accueil, convivialité assumée : on profite de l’air frais sans renoncer au plaisir.

Direction ensuite l’atelier de Johan Bülow, le confiseur spécialiste des Lakrids, pour une note de réglisse tout en douceur. L’art délicat — presque audacieux — de rendre la réglisse universelle, déclinée en près de vingt parfums permanents, parfois plus selon les saisons : menthe givrée, caramel beurre salé, fraise amère… Une gourmandise maîtrisée.

Puis cap sur le Nimb. L’American Bar offre refuge et chaleur autour d’un gløgg, vin chaud traditionnel accompagné d’amandes et de gâteaux à la cannelle, faits maison bien évidemment.

Le cinq étoiles, à la stature de palace, s’active. Ici, tout est prêt pour offrir à ses hôtes un passage à la nouvelle année inoubliable. Les privilégiés s’apprêtent à rejoindre le rooftop, autour de la piscine, pour assister au feu d’artifice du Tivoli. La direction et le personnel sont aux petits soins ; le temps s’efface dans une parenthèse aussi magique qu’inattendue.

Si cette période devait avoir un parfum, ce serait celui d’Amouage, qui habille harmonieusement le Nimb. Une senteur délicate, présente jusque dans les savons et crèmes pour les mains — attention précieuse en cette saison où la peau est mise à rude épreuve.

À 23 heures, le Tivoli lance officiellement les festivités. Un feu d’artifice orchestré par une équipe de pyrotechniciens chevronnés, mondialement reconnus. Un spectacle éblouissant qui laisse petits et grands les yeux levés, et semble émouvoir jusqu’au ciel lui-même.

Une coupe de champagne Ruinart accompagné d’un kransekage — que je surnomme affectueusement le gâteau de la reine, tant il est associé aux mariages royaux et réceptions officielles — viennent sceller l’instant. Une douceur de pâte d’amande, en anneaux superposés, simple et symbolique.

Skål og godt nytår !

Que 2026 soit tout aussi savoureuse.

Daniel Latif
Photos : DL, Flemming Gernyx /DR

Odense, une autre façon d’embrasser l’hiver

Après Copenhague et Aarhus, Odense est la troisième plus grande ville du Danemark. Une ville à taille humaine, douce et attachante, souvent associée à l’une de ses spécialités les plus emblématiques : le marcipan d’Odense. Cette délicate douceur, proche de la pâte d’amande mais plus fine et plus subtile, est fabriquée à partir d’amandes finement broyées et de sucre. Un symbole gourmand devenu presque indissociable de la ville depuis plus d’un siècle.

Capitale de la Fionie, Odense est aussi connue bien au-delà des frontières danoises pour être la ville natale de Hans Christian Andersen. Sa maison d’enfance, devenue un musée que l’on peut visiter aujourd’hui, rappelle que c’est ici qu’est né l’un des plus grands conteurs européens.

Mais Odense ne se résume ni à ses douceurs ni à ses contes. La ville se prête merveilleusement à la flânerie, entre vestiges vikings du Moyen Âge et patrimoine religieux remarquable. La cathédrale gothique Saint-Knud, dont les origines remontent au XIᵉ siècle, domine le centre historique. En hiver, elle fait face à un immense sapin de Noël, point de départ d’une mise en lumière qui se prolonge naturellement jusqu’à la place Flakhaven.

C’est là, au cœur de la ville, que s’installe chaque hiver une patinoire extérieure en vraie glace. Une activité idéale à faire en famille, entre amis, ou même en solo, pour prolonger un peu la magie de Noël quand on trouve, comme beaucoup, que les fêtes passent toujours trop vite.

Dès l’arrivée, l’ambiance est chaleureuse. Accueilli par une équipe souriante, on enfile ses patins avant de s’élancer sur la glace, dans une atmosphère qui évoque presque un Holiday on Ice à ciel ouvert. La glace est de très bonne qualité, parfaitement entretenue, sans aspérités. Et surtout, on ne s’ennuie pas : une très légère descente d’un côté et une montée tout aussi douce de l’autre viennent casser la monotonie des tours. Une subtilité bienvenue qui apporte du rythme et permet de travailler l’équilibre et la maîtrise du patinage.

Au centre de la patinoire, un banc circulaire invite à la pause. L’occasion d’admirer la vue imprenable sur la mairie d’Odense, dont l’architecture néo-Renaissance de 1893 dialogue harmonieusement avec la cathédrale voisine et les bâtiments historiques alentour. À quelques pas, d’autres églises du centre ancien complètent ce décor urbain dense et élégant. La carte postale est parfaite.

Un véritable esprit de famille règne ici. Le temps d’un instant, on devient presque le spectacle des passants, qui s’arrêtent, regardent, rêvent. « C’est beau et ça fait rêver, et en plus ça a l’air super simple », s’émerveille Gitte, replongée dans ses souvenirs de jeunesse, quand elle patinait encore sur des lacs gelés.

À la tombée du jour, lorsque les lumières se reflètent sur la glace et que les cloches de Saint-Knud retentissent, le temps semble s’arrêter : la patinoire de Flakhaven devient bien plus qu’une simple attraction hivernale. C’est une parenthèse, encore plus délicate si l’on a la chance d’entendre le carillon des quarante-huit cloches. Un moment suspendu où la ville se laisse apprivoiser en glissant. À Odense, l’hiver est une caresse qui donne envie de rester encore un peu.

La patinoire d’Odense à Flakhaven est ouverte tous les jours de 10 h à 21 h. Plus d’informations ici : https://www.city-odense.dk/nyheder/skoejtebane-paa-flakhaven/

Daniel Latif

Le train des parfums

Le craquement du plastique cristallise soudain toute l’attention des voyageurs. Des relents de saucisson viennent nous chatouiller les narines, puis s’impose une fragrance plus insistante : une impression de pâté… vieux pâté, limite pâté de foie, version Canigou.

Le voisin d’en face croque ses chips bruyamment, comme s’il voulait qu’on les compte une à une, avant de faire glisser les dernières miettes dans sa main pour les gober avec un sérieux d’archéologue.

Nous sommes pourtant bien dans un train, dans une voiture de voyageurs, pas dans une voiture-restaurant.

Et voilà qu’un arrêt exceptionnel s’annonce. Nouveaux voyageurs… nouvelles odeurs.

Ça n’a pas manqué : aussitôt, le carré des quatre passagers à côté perçoit la nouvelle fragrance et éclate de rire.
Les autres, silencieux jusqu’ici, finissent eux aussi par la sentir.

Se répand alors un parfum d’eau de Cologne à la lavande — « presque une odeur de shampoing anti-poux », analyse l’une.
« Eau de Cologne très bas de gamme, alors », rectifie son amie, pince-sans-rire.

« On a une odeur de tabac mouillé ! », se lamente une voix égarée au fond du wagon.
La fumée de cigarette s’installe, sournoise, se mêlant à l’air climatisé. On retient son souffle, on prend son mal en patience.

Mais l’émanation la plus emblématique reste sans doute celle-ci : « une odeur de poussière accumulée dans la clim », raconte un grand voyageur d’un ton d’expert.

Heureusement, tout le monde préfère en rire. Le voyage continue dans la bonne humeur. Tiens, maintenant, une vague de monoï flotte dans l’air… L’été s’invite entre deux gares.

« C’est bien de sentir les odeurs, on se sent vivant ! », philosophe Julia. « Si on ne sent plus rien, soit on a le covid, soit on est morts ».

Finalement, le train n’a peut-être pas une odeur, mais bien des odeurs. Une symphonie d’arômes en mouvement, une fragrance sans fin.

Maintenant, vous êtes au parfum.

Daniel Latif

Le Chef Adamski s’invite au Lounge Air France

Il y a des moments, parfois, où le hasard s’invite au salon Air France du Terminal 2F. Entre deux vols, une surprise : le Chef François Adamski est là, en veste blanche à col tricolore et à l’œuvre. Une session de cuisine en direct, un rare instant de contact entre la restauration et les passagers — un moment de création culinaire à vue, presque intime.

C’est alors qu’on mesure que les plats servis ici ne sont pas de simples repas de transit, mais des assiettes pensées, travaillées, portées par une véritable équipe.

Aujourd’hui, Air France dévoile la nouvelle carte d’automne imaginée avec la signature culinaire de François Adamski, Chef corporate de Servair, Meilleur Ouvrier de France 2007 et Bocuse d’Or 2001.

Au menu du jour : pâtes radiatori à la crème de champignons, potirons sautés aux herbes. « C’est un plat de saison, j’aime bien ces pâtes, car la crème pénètre bien dans les radiatori, ça amène du moelleux et de la gourmandise », confie le Chef Adamski, un brin de passion dans la voix.

Et pour prolonger la dégustation, le Chef suggère un accord mets et vins : un Condrieu de chez Jaboulet 2019, Les Cassines de la Vallée du Rhône, un Château La Clape 2022, ou tout simplement, une coupe de champagne Pommery Brut Royal.

Deux autres plats chauds accompagnent ce ballet gourmand. Poulet sauce truffonade et mélange de légumes, « un plat réconfortant et gourmand, accompagné de différents légumes d’hiver pour la couleur et la saveur », précise le Chef. Et puis la fraîcheur de gnocchetti aux deux saumons et sauce citron-aneth, « un crémeux de saumon pour apporter de la gourmandise aux gnocchetti, eux-mêmes relevés par des zestes de citron et d’aneth. Un plat frais et gourmand rehaussé de saumon fumé ».

La file s’allonge devant le stand. « On essaie de reprendre en température et après je continue le service », sourit le Chef MOF, heureux de pouvoir échanger quelques instants avec ses convives.

Pendant ce temps, Olivier, sosie de Richard Gere, avoue qu’il se « resservirait volontiers une troisième rasade » s’il ne devait pas embarquer maintenant. Agréablement surpris par cette cuisine inattendue, il confie avoir « l’impression d’être un privilégié, avec le Chef qui vient vous rencontrer à votre table ».

Darya, voyageuse portugaise, partage le même enchantement : « la façon dont il vous sert, explique les ingrédients, ajoute le basilic…Ça nous fait sentir comme quelqu’un de spécial »

François Adamski, lui, savoure cette communion rare. À la tête du « plus grand restaurant du monde, nous préparons les plats des cabines Business et Première, pour toutes les destinations au départ d’Air France — courts, moyens et longs courriers ». 

Un chef des airs, habitué à concevoir des plats pour toutes sortes de voyages, y compris jusqu’aux navettes spatiales. Il a même eu l’honneur de cuisiner pour Thomas Pesquet, lors de sa mission de 2023 à bord de l’ISS. Au menu de l’espace il y avait un bœuf bourguignon et risotto de petit épeautre à la truffe.

Comme quoi, dans les airs, et même dans l’espace, il y a toujours moyen de bien manger.

Daniel Latif
Photos : DL /DR

Vilebrequin : Comment une histoire d’amour a donné naissance au maillot de bain le plus emblématique

C’est l’été, enfin le moment tant attendu où l’on peut se découvrir.

Aller à la plage, à la piscine ou encore profiter d’une simple sortie en bord de mer peut vite devenir un casse-tête. Que porter avant, pendant et après le bain ? Telle est l’éternelle question à se poser en amont, pour éviter de se retrouver dans une situation délicate ou embarrassante.

Voici nos conseils pour rester élégant, même en plongeant dans l’océan.

L’objet fétiche, à toujours avoir avec soi, c’est bien évidemment le maillot de bain. Attention, pas n’importe quel maillot. Une fois enfilé, il devient l’unique vêtement qui attirera tous les regards, des plus indiscrets, voire même ceux des personnes derrière leurs lunettes de soleil, qui font semblant de dormir, mais gardent toujours un œil ouvert.

Caleçon, slip de bain ou short de bain : chacun son style, chacun son confort. L’origine du short de bain remonte aux années 1970, lorsque Fred Prysquel, un journaliste automobile, retrouve un amour d’antan à Saint-Tropez. L’histoire a tous les ingrédients d’un film d’amour, et c’est Roland Herlory, PDG de Vilebrequin, qui la raconte avec passion : « Pour séduire à nouveau cette femme, il décide de confectionner un maillot de bain en s’inspirant des tissus en coton qu’il avait vus lors d’un séjour en Afrique ». Résultat : un élégant mélange de motifs, de couleurs et surtout un maillot dont le tombé est remarquable. Ce qui devait être un accessoire romantique se transforme en objet de curiosité, pour ne pas dire de convoitise. « Victime de son succès, il décide alors de s’associer avec son amour de jeunesse et de produire le fameux maillot en série », poursuit Herlory.

Sa belle amie lui demande quel nom donner à cette pièce. Après un court moment de réflexion, les yeux posés sur un escalier en colimaçon, celui dont les proches sont Jacky Ickx et Jean-Pierre Beltoise, il a cette réminiscence d’un vilebrequin. La marque était née !

Aujourd’hui, Roland Herlory reste tout aussi attentif et attaché à maintenir l’héritage de cette marque, autrefois connue sous le nom de « costume de bain ».

Au-delà de sa fonction initiale, le maillot de bain est « un porteur de souvenirs », décrit le président de Vilebrequin. « Cet objet de mémoire doit rappeler les vacances, et pour moi, il doit durer toute une vie », affirme-t-il. Aussi surprenant que cela puisse paraître, « un maillot de bain doit être comme une voiture : réparable ».

En effet, s’il arrive que le filet se déchire, les boutiques Vilebrequin proposent aux clients des retouches avec remplacement pour un coût d’une vingtaine d’euros, afin de garantir la pérennité de leur compagnon le plus intime.

Toutes les matières des maillots Vilebrequin sont à base de fibres naturelles, recyclées et recyclables. Certains modèles sont fabriqués à partir de filets de pêche industriels, d’autres à partir de bouteilles d’eau minérale récupérées à Turin. Le fil est italien et le tissage se fait en France, à Bourgoin-Jallieu, en Isère.

Porter un maillot de bain ne se résume pas simplement à se baigner. C’est aussi un atout séduction lorsque vous bronzez en bord de mer. Ainsi, après la baignade, il est coutume dans les yachts-clubs de se changer pour rester confortable et présentable en toutes circonstances.

C’est là que votre maillot de rechange entre en scène. Le Vilebrequin Woolmark est remarquable par le fait qu’il soit en laine mérinos, ce qui le rend ultra-respirant et capable de maintenir la fraîcheur. En sortant de l’eau, il rejette l’humidité efficacement et sèche rapidement. De plus, son drapé, au-delà de vous donner une allure élégante, crée l’illusion d’un smoking de bain.

Il existe aussi des maillots brodés, avec des motifs en relief, des embouts en argent massif, parfois même en or. Ces éditions limitées à 199 exemplaires arborent une étiquette numérotée à l’intérieur.

Autant de soins qui ont le mérite d’offrir un éventail de couleurs et une variété de motifs, dont la tortue, emblème de Vilebrequin. Plus qu’un simple maillot chic, le « costume de bain à Saint-Tropez depuis 1971 » prend ici tout son sens.

Vilebrequin ne se cantonne pas uniquement aux maillots de bain et va même jusqu’à vous habiller de la tête aux pieds. Chemises, pantalons, serviettes, sacs de plage, chaussures, chaussures de bain pour ne pas vous blesser en mer, et même matelas gonflables vintage.

Fiat Topolino Vilebrequin

Vilebrequin se décline aussi en automobile et lance, avec Fiat, une édition limitée de la Topolino. Cette déclinaison entièrement faite à la main est dotée d’une douchette côté conducteur qui permettra de vous rincer les pieds avant de prendre la route. Entièrement électrique, sans portes, avec juste un support pour fixer une malle et un toit découvrable pour rouler cheveux au vent. La Fiat Topolino Vilebrequin est conduisible à partir de 14 ans, avec une vitesse maximale de 45 km/h et une autonomie de 75 km. Une microcar de luxe qui se recharge en 4 heures sur une prise classique. Cette édition spéciale, destinée aux collectionneurs, est limitée à 200 exemplaires.

Daniel Latif

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Parenthèse enchantée au Grand hôtel de la Cloche à Dijon

Les premières foulées dans Dijon ont de quoi déboussoler le touriste qui arrive par la gare. Après avoir longé ce jardin dont l’emblème est un ours polaire, l’on reste frappé par la théâtralité qui règne sur la place Darcy. 

Un arc de Triomphe en guise d’entrée vers le cœur du vieux Dijon, un cinéma à la façade pittoresque mais surtout ce Grand Hôtel la Cloche, une institution qui affiche une façade à la façon d’un château palace. 

Le Grand hôtel de la Cloche ou « La Cloche », pour les intimes, c’est plus qu’un simple cinq étoiles. Ce monument classé incarne un lieu de vie à la hauteur du Palais des ducs de Bourgogne. « Ce lieu qui a une grande empreinte artistique, est un endroit propice où l’on a plaisir d’échanger et créer un moment des plus poétiques » présente Anouchka Dagaeff, Chef de la réception. 

Dès l’entrée, le regard se pose sur ce lustre qui trône majestueusement. En face, un portrait de Gustave Eiffel, dijonnais notoire, peint par l’artiste Yan Pei-Ming, diplômé des Beaux-Arts de Dijon et dijonnais depuis le siècle dernier. 

Le lobby, illuminé par ces grandes baies vitrées, se compose naturellement en quatre recoins différents à la façon de petits salons ouverts, sorte d’antichambre décloisonnées, qui mènent respectivement vers le restaurant, le bar ou vers les chambres. 

Direction les chambres, avec cet ascenseur qui vous gratifie d’un carillon à l’ouverture des portes : « dang, ding, dong ! ». Foulez la moquette, et laissez-vous replonger dans les classiques de la littérature avec ce poème d’Alphonse Lamartine ou ces extraits des romans de Colette. Les rêveurs se laisseront happer par les tableaux présents le long des couloirs. Des apparitions surprenantes et inattendues comme cette reproduction de chefs d’œuvres, telles le Repos de Jean-François Colson, peintre dijonnais. 

L’entrée en Chambre supérieure est des plus épiques notamment lorsque vous apercevez ce dessin agrandi d’une Étude d’oreille et de nez par François Devosge, datant du XVIIIème siècle en guise de tête de lit. Chacune des 88 chambres a sa représentation pittoresque unique, ce qui leur confère un charme des plus singuliers. 

« Le fait d’être un hôtel à taille humaine nous permet de mieux connaître nos clients et de privilégier un accueil personnalisé » détaille Noël Lazarini, Directeur du Grand Hôtel La Cloche.

Six oreillers haut de gamme, en duvet naturel, vous invitent aussitôt à plonger dans le lit queen size. Les rideaux violets parfaitement occultants et une isolation double vitrage pour garantir un sommeil 5 étoiles. Des petites attentions y ont été déposées comme cette boîte de quatre chocolats de fabrication artisanale de la maison Esprit Gourmand. 

Dans la salle de bains, l’hôtel met à disposition ce savon liquide aux polyphénols de Chardonnay. Une singularité développée par Vinésime qui donne une sensation de fraîcheur avec des notes gourmandes et délicieusement toniques, déclinée en lait pour le corps, shampooing et gel douche. 

Rendez-vous est pris pour un accès pendant une heure au Spa by La Cloche. Accessible grâce à un ascenseur dédié, ce qui permet d’enfiler de sa chambre le peignoir et de s’y rendre en toute discrétion au -1. « En Bourgogne, c’est bon signe quand on va à la cave » s’amusait ce client de passage au pavillon de la Cloche pour un séminaire d’entreprise. Se doutait-il que dans le prolongement des salles de déjeuner au sous-sol, se trouvait un havre de paix de 200 m² — en plein cœur de Dijon — aménagé sous les anciennes voûtes de pierre de l’hôtel. Vous voilà en immersion dans un univers dédié au bien-être avec une piscine aux lumières apaisantes avec un coin jacuzzi et couloir de nage à contre-courant. Petite curiosité, cette douche multisensorielle des plus dépaysantes et revigorantes, un sauna et hammam puis un espace de repos avec tisanerie.

Il est temps de regagner notre chambre qui offre une vue imprenable sur la place Darcy, le jardin Darcy illuminé de bleu puis la cathédrale de Saint-Bénigne avec sa flèche, ses clochers et sa toiture traditionnelle en tuile vernissée de Bourgogne. Une vue qui vous fera longuement hésiter à fermer, ou non, les rideaux. 

Le lendemain, on ouvre les fenêtres du balcon Haussmannien et l’on se dit que l’on aimerait bien se réveiller tous les matins avec cette vue. 

C’est l’heure du petit-déjeuner qui a lieu dans le restaurant de l’hôtel. On mesure la qualité d’un hôtel, par la qualité de son petit déjeuner. 

On retrouve les éternels classiques croissants et pains au chocolat ou encore les œufs brouillés et du bacon, aux côtés des références sucrées comme les crêpes, le pain perdu, gaufres et pancakes au sirop d’érable. 

Les jus fraîchement pressés de pamplemousse, citron, orange, également un jus detox alliant pomme, mangue et gingembre. Des fruits frais ou secs, des dattes jusqu’au saumon fumé, le choix est des plus variés. 

Très attachés au fait maison, les artisans de la Cloche ont poussé le soin jusqu’à confectionner leur propre pâtes à tartiner. Les confitures bio de framboise, abricot, clémentines, fraise rhubarbe, de Noël avec poire, coings, épices mais Cassis sont aussi faites maison. 

Un très large choix parmi le buffet qui va des verrines au lait d’amande et graines de chia jusqu’au jambon persillé. 

Aucune envie n’a été oubliée notamment quand on aperçoit ce « Coin bourguignon » avec du pain d’épices, fait maison, lui aussi avec la recette que vous pourrez emporter avec vous. 

Sans oublier, le véritable délice de pommard, ce fromage frais de lait de vache entouré de graines de moutarde et un cake au cassis maison.

Pour les curieux qui n’auraient pas eu le temps de la goûter, deux pots de moutarde de Dijon classique et à l’ancienne en grains de la moutarderie Edmond Fallot. 

L’omelette délicatement préparée, à votre goût, est délicieuse. Une belle assiette haut en couleur et saveurs, qui invite même, avec l’arrivée des beaux jours, à se poser à l’extérieur dans la cour, idéale pour émerger en douceur dans ce coin de nature et profiter pleinement de ce petit déjeuner de Duc qui en ferait gémir l’ours d’Orlinski.

Pour continuer l’évasion au Bar de La Cloche autour d’un Kir

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Daniel Latif
Photos : DL /DR

KLM Premium Confort : la marche avant la Business Class

Griffée d’une couronne et drapée de bleu céleste, la flotte de la Royale Compagnie est reconnaissable entre toutes. À l’avant du Boeing 777-300, l’on remarque au niveau des fenêtres du cockpit la mention « SkyTeam Air France KLM ». On est certes en famille et pourtant il y a une différence notoire lorsque l’on pénètre à bord. 

L’avion est flambant neuf, l’aile est reluisante comparé à ce qu’on a l’habitude d’avoir sur les flottes Air France où l’on aperçoit parfois des morceaux de l’aile rafistolés qui ont, sur un vol de la compagnie nationale française, sérieusement fait paniquer ma voisine de vol. 

En cabine Economy confort, chez KLM, les genoux ne cognent étonnamment pas le siège de devant — même quand ils sont allongés au maximum. Et il faut le souligner car du haut de mon mètre 86, les vols avec la nouvelle flotte Air France sont devenus insupportables. Alors pourquoi une telle différence entre les deux compagnies aériennes faisant partie du même groupe ? Sans doute parce que les Hollandais sont réputés pour leur grande taille, ce qui est loin d’être un mythe. Partant de ce constat, on peut facilement comprendre ce standard qui a tout d’un avantage des plus notoires pour les passagers en classe Éco. 

La Classe Premium, anciennement Premium Economy, est cette étape intermédiaire avant la fameuse Classe Affaires. Les sièges sont encore plus larges et confortables, chacun a son accoudoir, fini les jeux de coudes diplomatiques et embarrassants avec le voisin. Le dossier ergonomique s’adapte à votre dos et posture. Le maintien des jambes des plus idéal en raison de la configuration fauteuil, ce qui vous donne déjà une assise qui renforce l’effet cocooning. Le siège est inclinable et l’on peut quasiment trouver une position allongée avec les mollets relevés comme dans le fauteuil de Joey et Chandler dans Friends

Devant vous, un espace de rangement pour des bouteilles, un ordinateur ou tablette. Au-dessus, un autre filet de rangement à la fermeture douce pour y ranger un livre ou des lunettes. Un petit loquet se trouve au niveau de l’écran pour y accrocher une veste. Chaque passager a une vraie prise électrique, en plus d’une prise de recharge USB et USB-C. Un vrai casque absorbant avec annulation de bruit est fourni, ce qui a le mérite de rendre le voyage des plus sereins et vous laisser aller à une vraie session d’écoute musicale parmi un choix d’albums des plus variés. 

La sélection de séries télé et filmiques laissant quelque peu à désirer. On regrette fortement l’absence frappante de ces séries télé comme Friends, Will and Grace ou The Nanny. Des classiques de la sitcom états-unienne incontournables, d’autant plus quand on s’envole vers New-York. 

Une offre WiFi est disponible gratuitement et vous propose internet à usage limité aux services de messagerie instantanée mais dont l’envoi et la réception de photos est très lent pour ne pas dire restreint. Pour une utilisation de bande passante permettant l’envoi de mails avec pièces-jointes ou accéder aux services de streaming pour 38 euros. 

Une trousse de toilette, laundry bag, à base de matériaux et textiles recyclés contenant un masque, une brosse à dents en bambou, des bouchons d’oreilles vous est offerte à chaque passager. 

On savait que le temps file dans un lounge à cause de la pléthore d’activités proposées. Ici, le confort notoire et le fait de communiquer en ligne feront passer le voyage encore plus rapidement. 

C’est l’heure du service, avec d’abord un apéritif qui vous est proposé. Pas de Champagne hélas, juste un Cava mais on se laisse séduire par cette intrigante bouteille en forme de tube qui est un Espresso Martini de Bols cocktails. Le célèbre cocktail, ici à base de liqueur de café, Galliano et de ristretto avec une vodka Bols est déjà préparé, il vous suffit de shaker et vous êtes servis. Pour accompagner l’apéro, rien de tel qu’un snacks des plus sains avec ce mélange de noix de cajou, noix et amandes. 

Arrive ensuite le plateau repas. En entrée, crevettes épicées au chili sur un lit de salade de riz sauvage à la mangue et aux tomates séchées, le tout nappé de crème de coco et de raifort. Côté plats chauds, vous avez le choix entre poulet tandoori mariné ou ravioli d’aubergines et légumes et sauce tomates aux herbes. Détail drôle qui va faire hurler les bretons, le vrai beurre non salé et une amusante salière poivrière deux en un. 

À côté, des fromages dont de la tomme de fenugrec, fromage bleu crémeux aux raisins secs et pignons de pin, servis avec des raisins. 

Le meilleur pour la fin, avec une glace au cherry cheesecake de chez Dessert Meesters avec une glace à base de mascarpone, morceaux de cookie et sauce cerise. 

Quelques heures plus tard, un repas léger est également servi avant l’atterrissage. Il s’agit d’une salade de pâtes fraîches Florentine avec concombre, tomate cerise, laitue frisée et olives Taggiasca, garnie de pousses de petits pois. En accompagnement, un délicieux poulet asiatique au sésame puis un gâteau citron-pomme. 

Le voyage vaut le détour avec KLM car il s’agit de la même famille qu’Air France, ainsi vous bénéficiez toujours des avantages des Miles et XP puis vous faites l’expérience d’un voyage avec un personnel chaleureux, très attentionné et soucieux de tout mettre en place pour que le voyageur passe un vol dans les meilleures conditions.

L’Arlatan : hôtel très particulier à Arles

Au détour d’une flânerie autour des arènes d’Arles, il est difficile d’imaginer que la rue du Sauvage abrite un immense hôtel particulier qui s’étend sur plus de 4 000 mètres carrés. 

À tel point, qu’une fois le check-in effectué, le réceptionniste vous accompagne jusqu’à votre chambre afin de vous orienter dans ce labyrinthe. Et pour cause, nous traversons cette cour, pavée de vieilles pierres, qui mêle une ambiance à la fois tropicale et provençale. On aperçoit à droite, une piscine extérieure dont on devine déjà la température glaciale. Nous nous engouffrons dans cet autre bâtiment où se trouve le restaurant, ensuite nous arrivons à une autre porte qui mène à un escalier en colimaçon qui vous emporte dans un tourbillon aux inspirations art contemporain où trône un chandelier des plus arty. Nous traversons le palier du premier étage, puis passons une autre porte et arrivons enfin dans un couloir des plus cinématographiques dont le sol a été orné de mosaïques faites à la main. 

Les portes et leur encadrement font penser à des toiles de peintures à l’huile aux motifs des plus abstraits. Une fois déverrouillée et le seuil franchi, l’on est aussitôt empli par la chaleur des couleurs vives dominant la pièce qui est très haut de plafond et laisse apercevoir ces poutres apparentes centenaires ou encore ce pan de mur d’une ancienne basilique romaine. 

Cette décoration multi couleur des plus ensoleillées est l’œuvre de l’artiste cubain Jorge Pardo qui s’est assuré de prolonger cette continuité esthétique des mosaïques jusque dans la salle de bain. 

Le mobilier, lui non plus, n’a pas été négligé avec cette chaise à bascule et son repose pied rétro, ces luminaires nébuleux ou encore ces armoires uniques et sur mesure qui au-delà de leur fonctionnalité s’élèvent au rang d’œuvre d’art. 

Des nougats caramels, mais également des fruits vous sont offerts avec ces bouteilles, d’eau plate ou pétillante, en verre. Des victuailles, qu’il faut absolument déguster dans un bain de mousse avec cette « gelée lavante » à la lavande de Végétalement Provence. 

On ne pouvait rêver mieux pour se détendre avant de s’endormir dans une literie des plus confortables et aux traversins qui vous feront passer une belle nuitée.

Daniel Latif

Central Park on ice

Il s’agit probablement de la patinoire la plus connue dans le monde : la patinoire Wollman Ice rink NYC. Même si vous n’avez jamais été à New-York, vous l’avez probablement aperçue dans cette scène du cultissime film Maman, j’ai encore raté l’avion, Home Alone 2, avec les casseurs flotteurs, qui prévoient leur prochain sale coup.

Cachée au cœur de Central Park, cette immense patinoire à ciel ouvert, avec de la vraie glace, elle offre une vue à couper le souffle sur les gratte-ciels de Manhattan. Pour y accéder, la meilleure entrée se trouve du côté du Plaza Hotel, ou bien au gré d’une déambulation dans Central Park, ce qui, comme pour moi, aura le mérite d’encore plus vous surprendre. 

Cette patinoire iconique, symbole de l’hiver à New-York, est plus qu’une simple piste où l’on tourne en rond. En effet, elle accueille sur un pan des entraînements de hockey ou de patin artistique, pour tous les âges. On se laisse rêver à la vue de la Billionaires’ Row, une nouvelle génération de gratte-ciel ultra fins mais dont la hauteur ultra dominante est une autre façon pour les milliardaires d’afficher encore plus leur richesse.

Les patineurs sont choyés par du très bon son. Mieux qu’une playlist musicale, la patinoire Wollman dispose de sa propre radio avec ses jingles qui s’enchaînent proprement et garantissent l’effet féérie de façon constante. La bonne ambiance est au rendez-vous, des chefs de piste sont présents et s’assurent que tout se passe comme sur des roulettes. C’est le moment crépusculaire, un magnifique panachage de couleur s’étire dans le ciel pour rapidement afficher cette carte postale d’un New-York by night où toutes les lumières des tours depuis longtemps désertées restent allumées. 

C’est également un lieu où l’on peut se restaurer au Wollman Café où sont servies des boissons chaudes et des snacks. La patinoire Wollman ice rink propose des petits espaces dédiés et privatifs pour différentes occasions. Une bonne raison de chausser les patins et de serpenter sur la glace d’un lieu mythique qui fête aujourd’hui ses 75 ans. Argument ultime, qui m’a fait chausser, pour la première fois depuis le siècle dernier, des patins de location. Alors, à tous les patineurs en partance pour New-York, n’oubliez pas d’emporter vos patins à glace — et votre brosse à dents, bien-sûr !

Daniel Latif